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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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ï38 FORCE COMMERCIALE,

très-marécageux, il s’affaissera beaucoup par le dessèchement.En quelques endroits il s’affaissera plus encore, suivant la na-ture du sol, et la profondeur du marécage. On comblera lescavités et les enfoncements. On enlèvera, dans les lieux voi-sins, le gazon dont on pourra disposer, afin d’eh tapisser labase ainsi préparée. On couvrira la voie destinée aux voitures,avec une couche de sable ou de toute autre matière perméable.Cette couche épaisse de 25 à 3 o centimètres, une fois passéeau cylindre, la route sera finie : si le terrain était trop peurésistant pour porter d’abord le poids des chevaux, on em-ploierait des hommes à rouler le cylindre.

Lorsqu’on doit construire une route sur un fond très-hu-mide , ou abondant en sources qui l’inondent, voici le moyenque propose M. Paterson : il faut creuser un fossé, aussi étroitque possible , et profond de 6 à 9 décimètres, suivant l’axe dela voie qu’on veut exécuter ; puis le remplir de pierres jusqu’auniveau de la route, celles du fond ayant environ 1 5 centi-mètres de diamètre. De cet égout principal partent, de distanceen distance , des déversoirs souterrains semblablement con-struits , pour dégorger dans les fossés latéraux.

Il y a des endroits oii l’on fait, de la manière suivante, desaqueducs souterrains , afin de tenir les routes à sec. En creu-sant de i mèt, ,2 à 2 mèt, ,5, on pose au fond une couche de fagotsd’épines, épaisse de 6 décimètres ; par dessus cette couche,on met du chaume ou du gazon, puis on charge le tout avecde la terre. Ces aqueducs ont près d’un mètre de largeur j ilsdurent jusqu’à vingt-cinq ans.

Dans quelques parties de l’Angleterre, lorsqu’une routetraverse un terrain marécageux, pour la fortifier le long deses fossés, et pour empêcher les voitures d’y verser, on plantedes branches de' saule très-rapprochées , entre la route et sesfossés. Cette disposition remplit parfaitement son objet.