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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES.

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CHAPITRE Y,

Entretien des routes .

Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que les routesd’Angleterre ne doivent pas la réputation dont elles jouissentdepuis long-temps, aux qualités supérieures d’un sol et d’unclimat favorables à leur conservation. En effet, dans les partiesde cette contrée où le sol est le moins avantageux, où l'intem-périe des saisons est le plus redoutable^ on trouve des routesaussi parfaites que dans les lieux pour lesquels la nature a pro-digué tous ses dons. La qualité des matériaux, importantesans doute y n’est pas non plus la cause essentielle de la supé-riorité des voies publiques de la Grande-Bretagne , puisqu’auxendroits mêmes où le voyageur est frappé davantage de cettesupériorité, les matériaux sont le moins propres à former desroutes excellentes.

A coup sûr, on ne dira point que l’Angleterre possède à lafois des matériaux préférables à ceux des autres contrées, pourbâtir des édifices, pour construire des vaisseaux, pour fabri-quer des voitures et des machines. Néanmoins, en Angleterre,les voitures et les machines, les édifices et les vaisseaux sonttoujours en meilleur état, ils ont une apparence de nou-veauté , de propreté, de lustre même, qu’on ne retrouve quepartiellement et chez un petit nombre de peuples du continenteuropéen . Pour ces nombreux ouvrages, ainsi que pour lesroutes, c’est au soin constant qu’on apporte à leur entretienqu’il faut attribuer leur durable perfection.

Ici se présente un grand problème d’économie publique etdomestique. Est-il plus avantageux, soit à l’état, soit auxparticuliers , de ne faire aux constructions de toute espèce,