. VOIES PUBLIQUES.
moyens de reparer et d’entretenir les routes , qu’en s’occupantde les construire. Il a parfaitement compris le rapport intimequi doit exister entre ces deux espèces de travaux. Une routeoriginairement Lien établie, dit-il, sera toujours entretenueavec facilité. Elle ne deviendra jamais ni molle, ni raboteuse.Par l’effet du roulage, elle s’amincira proportionnellement àla circulation ; mais elle sera toujours d’un excellent service.Il suffira d’ajouter, de temps à autre, une certaine quantité dematériaux préparés comme pour la création meme de la route.Entre la construction première- et les grandes réparationspériodiques, il n’y aura d’autres dépenses à faire, que lesfrais indispensables pour tenir en bon état les conduits d’eauxpluviales, et pour remédier aux dégradations accidentelles,étrangères au service habituel du roulage. Si l’on emploieces moyens, ajoute M. Macadam, les curatèles ne serontplus surchargées d’une dépense continuelle, nécessitée pardes efforts vainement renouvelés dans le dessein d’améliorerla voie publique.
Nous allons analyser les instructions que cet ingénieur a ré-digées pour réparer les chemins construits suivant l’ancienneroutine. Elles pourront nous servir, si nous voulons perfec-tionner les 'routes de la France . Le parlement les a publiéesavec le rapport relatif aux voies publiques, fait en 1811,par un comité spécial de la chambre des communes. L’auteur,ensuite, a perfectionné ses procédés, en profitant des leçonsde l’expérience.
On doit former chaque route avec des pierres concassées, sans mélanged’argile, ni de craie, ni de terre grasse, ni de toute autre matière qui re-tienne fortement l’humidité, ou qui se détériore par l’effet des gelées. Il nefaut rien jeter sur cet empierrement, sous prétexte de lui donner de la liai-son. Les pierres concassées doivent, parla combinaison de leurs angles et lajuxtaposition de leurs faces planes , faire un tout compacte, et présenter unesurface unie et solide qui ne puisse être altérée par les vicissitudes de Fat-