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mosphère, ni déformée par l’action des roues , lesquelles rouleront sans se-cousse , et par conséquent sans éprouver ni produire de dommages.
Il ne convient de recharger une route que dans les parties où la couchedes pierres concassées qui la composent, est réduite à moins de 25 centimètresd’épaisseur. On arrache les pierres un peu volumineuses, adhérentes à l’an -‘ cienne surface *, on les tire vers les bords avec un fort râteau dont les dentsont 6 centimètres de longueur : le même râteau sert pour éparpiller unifor-mément les pierres qu’on a laissées slir place. On donne au profil la forme quiconvient *. Ces préparatifs achevés, et les grosses pierres amassées sur lescôtés du chemin , réduites en fragments de 17 hectogrammes au plus, on lesétend sur la surface qu’elles doivent couvrir. De cette opération dépend engrande partie la bonté de tout le travail. Chaque pelletée de pierres qu’onjette sur la route, doit être éparpillée sur un espace considérable 5 à cet effet ,on lance les pelletées fort-loin les unes des autres. Il ne faut pas réparer a lafois plus de 2 à 3 mètres de longueur de la route. On fait ce travail avec unebrigade de cinq hommes placés de front : ils occupant toute la largeur duchemin. Deux de ces ouvriers arrachent et rangent, vers les bords, les grossespierres que les trois autres concassent ensuite. Dès qu’elles sont brisées , onles répand avec attention, sur les 2 ou 3 mètres de route , préparés pour lesrecevoir **. Cette portion terminée , on passe à la suivante.
Si les matériaux de l’ancienne route contenaient du gravier mêlé de terre ,il faudrait les cribler avec le plus grand soin , pour en ôter cette terre.
Veut-on charger avec des pierres concassées, une route affermie , maisusée par le service? Alors la surface endurcie et lissée par le roulage , doitêtre repiquée, et parfaitement nettoyée $ on donne ainsi prise à la liaison desmatériaux neufs avec les anciens : deùnême qu’on repique les murs en pierre ,
* Lorsque la route est complètement réparée , l’arc convexe que pre'sente son profil ne doitpas avoir plus de >;5 millimètres de flèche, pour une largcur.de 9 mètres : ce qui fait uncent-vingtième, comme nous l’avons dit, ch. 2 de ce livre.
** Il est pourtant quelques exceptions à toutes ces règles que prescrit M. Macadam. Parexemple, la route de Bath à Cirencester était composée de pierres trop volumineuses , et qu’ilaurait fallu concasser. Mais elles étaient si friables , qu’elles s’égrenaient comme en parcelles desable, sous les coups de marteaux. Pour refaire cette route , M. Macadam recommanda d’arrasertoutes les parties saillantes et de maintenir unie la surface de la route ; puis de laisser s’userpar le roulage, les matériaux qui composaient l’ancienne voie, afin de les remplacer plus tardavec de la pierre meilleure et bien préparée. Dans le district de Bath, une partie de la routeétait pavée; il eût été sans profit de la refaire sur un autre système. A Egham , dans le comtéde Surrey , il était nécessaire d’enlever tous les matériaux de l’ancienne route , afin de séparerla petite portion qui seule se trouvait assez bonne pour être employée ; le reste n’ayant aucuneconsistance. Cette opération préliminaire fut dispendieuse, il est vrai ; mais c’était la seule quipût rendre excellente une route auparavant très-mauvaise.