VOIES PUBLIQUES. l 4 ?
auxquels on veut faire adhérer un nouvel enduit de plâtre ou de ciment.
Tant qu’une route mise à neuf n est pas bien consolidée , les voitures yfont des ornières plus ou moins profondes. Pour remédier à cet inconvénient,un ouvrier attentif s’occupe, dans les premiers temps , à combler avec unrâteau les traces imprimées par les roues des voitures *.
Après que les plus fortes pierres, réduites en gros quartiers avec desmassues , ont été rangées en petits tas , pour être concassées en fragments de17 hectogrammes au plus, des femmes-, des enfants, ou des hommes incapablesd’un travail pénible, s’asseoient auprès , et travaillent avec de légers marteaux.
L’usage de ces petits marteaux et la position commode des travailleurs , ontfait baisser le prix du brisement des pierres. Aujourd’hui, pour réduire untouneau de grosses pierres, en morceaux qui ne dépassent pas ij hecto-grammes , ce prix ne s’élève qu’à io ou 12 deniers sterlings, On payait moitiéplus ** , et même une fois en sus *** , pour casser de grosses pierres, suivantl’ancienne manière , en morceaux de 5 y hectogrammes , qu’011 ne paie aujour-d’hui pour les concasser en petits fragments de 17 hectogrammes. Enfin , lesouvriers ont un grand désir d’être employés $ même ; â ce prix réduit y attenduque le travail fait avec des massues est exécuté par les hommes ; tandis quele travail fait avec de légers marteaux est aisément exécuté par les femmeset les enfants \ de sorte qu’une famille entière peut trouver à gagner sa vie ,en faisant un ouvrage aussi bien réparti.
Dans l’énumération que M. Macadam présente, des avantages de son sys-tème , il fait observer que la quantité de pierres nécessaires aux routes , estdiminuée. C’est un objet d’économie, qui porte spécialement sur les chevauxet les voitures qu’on emploie à transporter les matériaux. La majeure partiedes sommes dépensées revient aux ouvriers de tout âge et de tout sexe ****.
*11 est intéressant de connaître combien Coûtent'les' travaux que nous venons d’expliquer.Pour refaire une route raboteuse, casser les grosses pierres qui les obstruent, et replacer cespierres concassées , nettoyer les égouts, en un mot, rendre la route comme neuve, la dépensevarie de 1 à 2 deniers sterlings par quarre' de 3 pieds anglais de côte 5 ce qui fait à peu près de\\ à 28 centimes par mètre, quarré de"route défoncée à un décimètre de profondeur. Cettevariation de prix dépend de la quantité plus ou moins grande des pierres qu’on est obligé debriser. A 28 centimes par mètre quarré, une route de 6 mètres de largeur coûterait 1 franc68 centimes par mètre courant, et 1,680 francs par kilomètre.
** Dans les environs de Bristol.
*** Dans le comté de Sussex.
**** Par exemple, dans le district de Bristol, la réparation des routes, qui coûtait jadis troisfois plus pour le travail des chevaux que pour le travail des hommes , coûte à présent trois foismoins. Des comptes tenus avec exactitude, durant un semestre, prouvent qu’on a payé pour letravail des hommes , des femmes et des enfants, 3 ,088 liv. st. 5 et seulement 1,025 liv. st. pourle travail des chevaux. ( Voyez Macadam , Remarks on iheprésent System Af rond making.)