FORCE COMMERCIALE.
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CHAPITRE VI.
Routes-ornières en bois, et en fer.
Sous le nom de routes-ornières {iaïl roads) je comprendraitontes les routes sur lesquelles on fait suivre aux voitures, desornières disposées pour faciliter le tirage.
Routes-ornières en bois . On s’en est servi d’abord, afin detransporter le charbon fossile et le minerai, soit au dedans ,soit au dehors des mines. Dès l’année 1671, des ornières eribois, formées de pièces équarries, et posées en long sur desdormants transversaux, étaient employées aux environs deNewcastle. En France, les mines de houille d’Anzin , les minesde plomb de Poullaouen font encore usage de routes-ornièresen bois. C’est un système que nous pourrions appliquer àbeaucoup de travaux importants •, par exemple , à l’exploita-tion des bois de marine, lorsqu’ils sont trop éloignés descours d’eau pour être transportés avec les moyens ordinaires.
Routes-ornières en fer * Par suite du progrès général qui ,dans les îles britanniques , a fait substituer le fer au bois , pourune foule de constructions, on a fabriqué des ornières de cemétal. C’est dans la belle fonderie de Colebrookdale que cetteinnovation prit naissance, vers Tannée 1786 : on attribuel’idée d’un tel perfectionnement à M. John Curr, ingénieurcivil de Sheffields. Enfin, M. Jessop est le premier ingénieurcélèbre qui mit en usage les routes-ornières en^fer, dans lesud de la Grande-Bretagne.
Nous avons déjà montré l’heureuse application d’un telsystème , pour transporter par terre et par mer, les matériauxemployés à construire la jetée de Plymouth. ( Force navale 3t. II, p. 283. Lorsque nous décrirons les transports du com-