VOIES PUBLIQUES. i49
merce, ôn verra beaucoup d’autres applications, non moinsutiles et non moins intéressantes.
A l’époque de mon premier voyage dans la Grande-Bre-tagne , les Anglais comptaient déjà dans le voisinage deNewcastle, sur un territoire long de sept lieues et large ?dequatre, soixante et quinze lieues de routes-ornières en fer,établies sur le sol; les voies souterraines ne présentaient pasun moindre développement. Dans le pays de Galles on faitun grand usage de ces routes, pour conduire le minerai et la^houille, depuis la mine jusqu’aux fourneaux,■ puis le fer etle charbon fossile jusqu’aux canaux et aux ports. La route-ornière établie entre Cardiff et Mertyr-Tydwil, a douze lieuesde longueur. Le seul comté de Glamorgan possède cent lieuesde pareilles voies publiques.
II existe en Ecosse , des routes en fer, importantes par leurétendue et par les services qu’elles rendent à l’industrie : telleest celle qui va de Kilmarnock à Troon . Les plus remarqua-bles sont, ensuite, celles de la fonderie de Carron, et deshouillères de lord Elgin , de M. Erskine, de sir J. Hope, etc.On a conçu le plan d’une route-ornière, qui doit aller deBerwick à Glasgow , suivant une ligne de cinquante lieues.Un Acte du parlement autorise déjà l’exécution de la partiecomprise entre Berwick et Kelso.
C’est surtout pour les environs d’Edinburgh qu’on a pro-posé des voies publiques de ce genre. On a l’idée de joindrecette capitale de l’Écosse , par un système bien combiné deroutes - ornières, avec les comtés d’East-Lothian , de Ber-wick , de Roxburgh et de Selkirk ; ce qui produira des amé-liorations immenses dans l’agriculture et l’industrie de laBasse-Écosse. On doit à M. Robert Stevenson le plus grandnombre des projets présentés sur cet objet, depuis quelquesannées, à l’adoption des capitalistes. Plusieurs de ces projets