VOIES PUBLIQUES. i 5 i
routes-ornières? C’est celle qui permet aux chariots charges,de prendre un mouvement uniforme, par le seul effet de leurpoids. En la suivant, un cheval qui conduit une file de cha-riots , n’a besoin d’exercer que la force nécessaire pour vaincrel’inertie des masses qu’il transporte, et les petits arrêts quedes inégalités légères pourraient présenter sur la route. _
Le nombre des chariots chargés qu’un cheval doit traîner,est égal au plus grand nombre des chariots vides que le chevalpeut remonter sur la même route. Ainsi, plus l’inclinaisonde la route est considérable, moins le cheval descend de cha-riots , à chaque voyage. On voit par-là qu’il existe une certainepente plus avantageuse que toutes les autres ; c’est celle quisans aucune perte, emploie toute la force du cheval, pouraller vers le haut et vers le bas. Plus un chariot chargé estpesant, moins est grande l’inclinaison suivant laquelle il com-mence à descendre de lui-même; plus est grand aussi lenombre des chariots vides que le cheval peut remonter sui-vant cette inclinaison. Sous ce point de vue, il y a donc plusd’avantage à se servir de grands chariots. On doit préférerceux qu’on emploie aux environs de Newcastle, lesquels por-tent 2,5oo kilogrammes et pèsent i, 5 oo kilogrammes, à ceuxqu’on emploie aux environs de Glasgow , lesquels ne portentque 600 kilogrammes et pèsent 3 oo kilogrammes.
Sur une route horizontale parfaitement construite, unexcellent cheval peut traîner jusqu’à 10 mille kilogrammes.
Dans les endroits dont la pente est supérieure à. celle oùles chariots prennent d’eux-mêmes un mouvement régulieret modéré, on ralentit ce mouvement, soit par un frein, soitpar un système de retenue que nous décrirons en expliquantles transports sur les routes en fer.
Plans inclinés . On appelle ainsi les parties de route dontla pente très-forte exige le secours de machines pour monter