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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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i52_ force commerciale.

ou descendre les chariots. La structure de ces plans est-sem-blable à celle des autres parties des routes-ornières.

D’après les principes que nous venons d’exposer, un che-val employé sur une route en fer, doit mettre toute sa forcepour remonter un nombre de chariots qui ne saurait êtrefractionnaire. Si la figure du terrain oblige à varier lespentes , il faut donc le faire de manière que chaque pentesoit celle qui convienne à un tel nombre. Ainsi les routes-ornières doivent se composer de lignes droites, formant unpolygone rectiligne , ou du moins de lignes courbes dontchacune ait la même pente dans toute sa longueur. C’estd’ailleurs par des expériences bien faites, qu’on peut déter-miner les divers degrés d’inclinaison suivant lesquels on doitcheminer.

Afin de ne pas perdre de temps pour atteler et dételer inu-tilement , il suffit qu’on donne à chaque partie de route ayantune pente constante, assez de longueur pour former un relai.Le nombre des chevaux qui serviront au transport, doit êtreen rapport inverse du nombre de chariots vides qu’ils peuventremonter et du temps qu’ils mettent à parcourir ce relai, soitpour aller, soit pour revenir. Par ce moyen, le mêmenombre de chariots parcourra dans le même espace de temps,toutes les parties du chemin : et nulle part les chevaux ni lesconducteurs ne seront obligés d’attendre ceux qui les suiventou les précèdent.

Il importe surtout de tracer la route avec une telle habileté,qu’on ne monte jamais pour redescendre : à moins que leslocalités ne rendent ces alternatives indispensables. On éviteparfois ces descentes et ces montées, en érigeant à traversdes vallées étroites et profondes, des bâtis de charpente , hardiset légers, qu’on doit regarder comme de véritables ponts ; ilsportent une plate-forme horizontale sur laquelle passe la route-