Buch 
3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
Entstehung
Seite
153
JPEG-Download
 

VOIES PUBLIQUES. i53

ornière. Il est facile de continuer ces routes-ornières sur desponts suspendus par des chaînes de fer *.

• Dans les endroits où le terrain ne présente que des ondu-lations peu prononcées, on pourra, suivant les cas, formerdes routes horizontales, ou des relais à pentes constantes :i°. par des déblais et des remblais bien étudiés, afin d’abrégerla longueur du chemin ; 2 0 . par des détours et des déviationsgénérales qui satisfassent à la condition de la moindre dépensedans la construction de la route; afin d’obtenir, quant auxtransports, des avantages déterminés d’avance. A cet égard,les principes sont les mêmes relativement à toutes les espècesde routes.

Un caractère particulier des routes-ornières destinées àconduire des chargements suivant une direction qui restetoujours la même, c’est qu’on peut, au moyen d’un plan in-cliné, s’élever subitement à toute la hauteur nécessaire pourn’avoir plus qu’à descendre jusqu’au point d’arrivée, en sui-vant la pente la plus économique. Nous démontrerons numé-riquement l’avantage d’un tel système, dans la seconde sectionde cette partie.

Si la quantité totale des transports est la même , dans l’alléeet le retour, il ne faut pas combiner les pentes aux dépensd'un sens, afin de favoriser le sens opposé. La seule condition

* HI. Stevenson propose de faire franchir les ravins étroits et profonds qui croisentla direction des routes en fer qu’il a projetées, par un châssis de suspension sur lequelon placerait les chariots. Le châssis avancerait, avec le secours des poulies, lé longd’un plan incliné composé de chaînes ou de barres de fer, tendues depuis un borddu ravin jusqu’à l’autre bord.

Chez les Péruviens, pour traverser les moindres rivières, on plaçait le voyageurdans un panier suspendu à une longue corde, que l’on tirait du rivage. Dans l’unedes îles Shetland, à Noss-Holm, ainsi qu’à Carrick-a-rede, auprès de Ballintoy enIrlande , ce dernier moyen est mis en usage pour passer une fondrière très-profonde.M. Stevenson voudrait qu’on employât le même moyen pour conduire un châssis avecdes chariots chargés, au-dessus de la rivière Ilsk .

I.

20