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voitures qui montent, tandis que les voitures qui descendent
seraient conduites sur le pavé ordinaire.
Dépense de construction des routes-ornières enfer. Elledoit varier avec le prix du métal. Or ce prix, étant beaucoupmoins élevé dans la Grande-Bretagne, où tout est fort-cher,offre des avantages relatifs bien plus marqués qu’en France .
Ainsi, toutes choses égales d’ailleurs, les Anglais doiventavoir plus de chemins de fer, et en recueillir plus de fruit.
On conçoit aussi qu’en France , dans le voisinage des minesde ce métal, dans les lieux où les pâturages sont rares et, parconséquent, où la nourriture des bêtes de trait est dispen-dieuse , on doit trouver plus qu’aiileurs un bénéfice à se servirde routes en fer. On obtiendra d’importants résultats par cellequ’on va construire, pour transporter de Saint-Étienne auxrivages du Rhône , le produit des mines et des ateliers de cetteville qui devient, par ses travaux, le Birmingham de laFrance . Cette route suffira pour donner une impulsion nou-velle à l’industrie de la riche vallée du Rhône , en lui procu-rant à très-bas prix les deux grands producteurs des manu-factures , le charbon fossile et le fer.
Pour opérer d’une manière éclairée, dans chaque localité ,l’on doit calculer le prix de construction et d’entretien d’uneroute ordinaire et d’une route-ornière en fer, puis le prixcomparé des transports , sur l’une et l’autre route, et voirlequel des deux systèmes de voies publiques, exige au totall’emploi des moindres capitaux. On doit faire des calculs ana-logues s’il est question de choisir entre un canal et une routeen fer. La route ne présente pas seulement des avantagesd’économie j elle sert dans toutes les saisons *, elle ne craintni les gelées, ni les sécheresses., ni les filtrations, ni lesdébordements, elle peut être établie en des lieux arides , surterre et sous terre, sans enlever à l’agriculture une eauprécieuse, etc.