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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. 197

înière (dès 17 55) eut l’idée d’ouvrir un tel canal, mais par unedirection qui ne fut pas suivie. On doit à Brindley la ligne denavigation qui plus tard obtint la préférence} elle fut adoptée,en 1765, par une association composée des principaux proprié-taires , des fabricants et des négociants du Staffordshire , dirigéspar l’amiral Anson, et présidés par le marquis de Stafford.

La plupart des associations de ce genre, formées dans laGrande-Bretagne, ont de même eu pour promoteurs et pourdéfenseurs, quelques-uns des membres les plus illustresd’une aristocratie dont le patronage s’étend à tous les travauxd’utilité publique. Les seigneurs qui prennent ainsi sous leurprotection, quelque projet nouveau, commencent par em-ployer, dans la province qui doit en recueillir les fruits, leuractive et puissante influence, pour faire approuver ce projetpar les habitants les plus notables, et pour déterminer leurspropres amis, riches et nombreux , à contribuer aux dépensesqu’exigera la future entreprise. Ensuite, afin d’obtenir l’assen-timent du pouvoir législatif, ils emploient, dans la chambredes pairs et dans la chambre des communes, leur crédit,celui des membres qui se rattachent à leur vaste clientèle,et souvent même celui de tout le parti politique auquel ilsappartiennent. Voilà, suivant le vœu que nous avons exprimédans l’Introduction, voilà l’utile patronage que nous vou-drions voir instituer par les familles qui, dans nôtre patrie, ontobtenu quelque autorité sur les esprits, par leur rang, leurstitres, leurs talents et leurs fonctions administratives ou législa-tives» En France , peu de particuliers sont assez riches pourégaler les sacrifices du duc de Bridgewater, et pour exécuterà leurs frais de grands travaux publics \ beaucoup d’entre euxpeuvent aider et diriger les associations à créer, ou déjà créées,dans leurs départements respectifs. C’est un des moyens d’in-fluence les plus sûrs et les plus fructueux qu’on doive offrir