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à la classe élevée qui, dans notre nouvel état social, chercheà fonder sur des bases durables, son crédit et son pouvoir *.Il faut qu’elle ait toujours présente sa mémoire , une grandevérité d’expérience : ce n’est pas en cumulant des domaineset des trésors, des majorats et des substitutions, c’est enacquérant des droits à l’estime, à la reconnaissance du peuple,que l’aristocratie britannique fait tolérer, je. dirais presquefait aimer, ses titres au privilège. Revenons au canal entreprissous le patronage du marquis de; Stafford .
Le Staffordshire , que ce canal traverse et vivifie, est uneprovince également remarquable par ses gras pâturages et sesfertiles guérets. Son sol recèle des richesses minérales nonmoins précieuses : le fer et la houille, la chaux et l’albâtre, laterre propre aux poteries fines, à la porcelaine, etc. Telleest l’opulente contrée devenue le centre de la navigation inté-rieure de* l’x4ngleterre, depuis l’ouverture du G rand-Tronc.
Dans le voisinage de ce canal, on a vu s’élever rapidementune foule de manufactures; tandis que les anciennes ontacquis une prospérité plus grande, malgré la concurrence.L’agriculture a pareillement profité de ce nouveau moyen decommunications et de débouchés. En Angleterre, tout intérêtde ce genre est si bien compris que la plupart des propriétairesdont les héritages étaient situés sur les lieux oii le .Grand-Tronc pouvait passer, offrirent en pur don la partie de leurschamps que comprendrait la largeur de ce canal ; en mêmetemps qu’ils avançaient leurs capitaux, pour faire face auxdépenses d’une entreprise dont ils pensaient recueillir tant defruit. L’expérience a justifié les espérances qu’ils s’étaientformées, par des succès qui dépassèrent ce que promettaient
* « Les grands, dit Massillon , ne sontgrands que pour les autres hommes ; ils ne jourssent de leur grandeur, qu’autant qu’ils se rendent utiles aux autres hommes ; et ils perdentle droit et le titre qui les fait grands , dès qu’ils ne^’eulent l’être que pour eux-mêmes. »