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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. 2 l 3

Jonction , d’arriver à Northampthon , et de descendre la Nen. Northampton ,située au centre d’une contrée riche en belles prairies, est le plus célèbremarché aux chevaux de toute l’Angleterre 5 on y fabrique , pour l’exportation,des quantités considérables de souliers , de harnais , etc. En 1821, la popula-tion de cette ville était de 10,793 habitants : un cinquième de plus qu’en 1811.

Le canal de Grande-Jonction , qui monte toujours à partir de Blisworth ,,suit la vallée de la Nen, puis tourne subitement du nord à l’ouest. Nouatrouvons , sur la gauche , le court embranchement qui conduit à Daventry ,point culminant d’une multitude de canaux. A 5 kilomètres de Daventry , lecanal de Grande-Jonction traverse la galerie souterraine de Braunston , à5 2 mètres au-dessus de l’Ouse, et rejoint le canal d’Oxford en descendant dei8 mét ,28. La galerie de Braunston est longue de 1,870 mètres -, ses autresdimensions sont les mêmes que celles de la galerie de Blisworth.

Des étangs considérables et cinq vastes réservoirs alimententle bief de partage le plus élevé j en outre , une machine à va-peur fait remonter une partie de l’eau descendue par le jeu desécluses. Une rigole nourricière alimente l’autre canal appro-fondi lui-même de manière à servir de réservoir. Enfin leseaux dépensées par les écluses, du coté du canal d’Oxford , sonten partie remontées dans ce bief, par une machine à vapeur.TJne machine du même genre est établie près de Trowaters,au bas de quatre écluses consécutives dont elle répare la dé-pense. Ici les Anglais font usage d'un moyen simple autantqu’ingénieux , pratiqué d’abord dans la Flandre, pour écono-miser les eaux. Des bassins sont établis près de chaque écluse,aux extrémités des biefs de partage, comme à coté des douzeécluses qui servent pour descendre de Norwood à la Tamise .Ces bassins , divisés en trois réservoirs, sur trois parties de di-verses hauteurs , reçoivent l’eau des écluses, par des ventellescorrespondantes à ces hauteurs respectives ; ce qui abaisse lemoins possible l’eau qu’on doit employer à la descente des ba-teaux. Veut-on , au contraire, qu’un bateau remonte ? On faitrepasser dans le sas de l’écluse, l’eau mise en réserve par cemoyen.