VOIES PUBLIQUES. 219
navigation artificielle, au moyen de deux grandes ëcluses quidébouchent dans la Séverne; l’une à Berkley, petite ville très-marchande $ Pautreà Gloucester, ville opulente, qui compte9 ,y 44 habitants. Cette population prendra plus d’accrois-sement , lorsqu’on aura termine le canal qui, devant avoir49 de profondeur d’eau , sur i8 mèt ,29 de largeur à la flot-taison , sera navigable pour de forts navires de commerce. Ilest très-avance*, la direction des travaux est confiée àM.Telford.
JXous passons la Séverne, à Gloucester, et nous entrons dansle canal de Hereford , qui remonte, vers le N. O., la valléede la Liddon; nous parcourons d’abord 29 kilomètres jusqu’àLedbury ville où l’on fabrique beaucoup de cordages, etbeaucoup de bière. Le reste du canal est encore en projet.
A x3 tj io“èt. ^ par-delà Ledbury , l’on atteindra le point culminant, élevé de59 m{ %74 au-dessus de la Séverne ; l’on descendra de 9 met- ,i4 , dans une lon-gueur de 4 ll,omèt *,8; l’on suivra g lilomèt - ? 6 de niveau , jusqu’à Hereford. Le canalauja trois galeries souterraines , longues de : 2,004 ; 1,207 ; 4° 3 mètres.
Hereford, ville qui donne son nom à ce canal, ainsi qu’àl’un des comtés du pays de Galles, ne manque pas d’in-dustrie ; on y fait surtout des gants et de la flanelle : elle a9,000 habitants. Cette population croîtrait rapidement si l’onachevait le canal, ou si l’on améliorait le cours de la Wye,qui conduit à la Séverne, et sur laquelle on navigue jusqu’àHay, limite des comtés de Hereford et de Radrior. La Lugg ,qui passe à Leominster , est une autre rivière qui se jette danscelle-ci, un peu au-dessous de Hereford. ( Voyez p. 23 o. )
Revenons sur la Tamise, à la ville d’Abingdon , au-dessousd’Oxford , et parcourons le plus septentrional des canaux quiservent à communiquer entre Londres et Bristol.
Canal de Berks-et-Wilts . Il reçoit son nom des deux
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comtés qu’il traverse. Abingdon , où il prend naissance,compte 5 ,ooo habitants ; elle doit itne partie de sa richesse