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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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'2'iB FORCE COMMERCIALE.

J’ai parcouru celte contrée durant la nuit la plus sombre*,L’horizon se dessinait autour de moi, comme un cercle de feu;de toutes parts s’élevaient des colonnes de flamme et de fu-mée , et la campagne était éclairée comme par les lueurs d’unimmense incendie. Je tenterais en vain de rendre l’impressionde ce spectacle imposant, où l’image la plus frappante dela destruction , résulte d’une industrie dont la force productive*montre quelle heureuse puissance le génie des peuples mo-dernes exerce sur la nature.

C’est avec les déblais des mines et les scories des fourneauxqu’on forme les remblais et les chaussées des canaux secon-daires , ouverts sur le sol que nous parcourons ; ces remblaisont parfois jusqu’à huit mètres de hauteur. Pour éviter les fil-1 rations, le lit de ces embranchements, comme celui du canalprincipal, est revêtu d’une épaisse couche d’argile.

L’Acte du parlement qui institue la C e . du canal du Vieux-Birmingham , l’autorise à visiter les mines avoisinantes, afind’empêcher les exploitations souterraines d’approcher à moinsde 12 mètres de la ligne navigable. Malgré cette mesure, il afallu, dans plusieurs endroits, relever les bei’ges du canal,pour remédier à l’affaissement des terres contiguës.

Toute usine qui n’est qu’à i ^ kilomètre du canal, a le droitd’y communiquer par un chemin de fer. Passé cette distance,elle ouvre des canaux de communication qu’elle est tenue d’a-limenter, sans prendre l’eau du canal principal. Des portes desûreté, se fermant par une pression qui vient du côté de cecanal principal, retiendraient l’eau qu’il contient, dans le casoù quelque ramification éprouverait un accident.

Les propriétaires des usines sont obligés de verser dans leursembranchements respectifs, les eaux retirées de leurs mines,parle travail journalier des épuisements. On peut prendre uneidée de la grandeur de pareils travaux, d’après l’usine d’Hor-