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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. 261

ont des efforts d’autàüt pins grands à soutenir de la part deseaux. Ensuite les arches, ayant moins d'élévation et plus d’ou-verture (l’arche du milieu a juste le double de l’ouverturecommune des arches du pont du Strand), leur pression contreles culées , est bien plus puissante pour les écarter l’une del’autre et les enfoncer dans le rivage. Tous ces obstacles ontété surmontés avec une rare habileté.

Afin de prévoir le cas où les améliorations successives de la Tamise appro-fondiraient le Ht de ce fleuve, sous le pont de Southwark , M. Rennie a faitposer la première assise des culées , à 3 mètres au-dessous du lit actuel. Cettefondation s’élève comme les gradins d’une pyramide , ayant io mit, ,gy de lar-geur à sa base, et y mèt -,3i au point où commence le revêtement vertical de lapile : elle est portée par dix files de pieux.

Dans les hautes mers, le point le plus bas où il fallait établir la premièreassise , se trouvait à io met -,gy au-dessous du niveau des eaux. Il en résultaitune énorme pression contre le batardeau qui entourait l’espace réservé pour.lapile 5 et, par conséquent des filtrations toujours abondantes , malgré les soinsdivers qu’on avait pris pour la parfaite exécution de ce batardeau. 0% l’avaitformé de trois files de pilots figurant.trois octogones allongés et concentriques.La largeur de l’octogone intérieur était àè i8 mèt, ,2g, sa longueur à peu prèsdouble. L’épaisseur du batardeau n’excédait pas i raèt ,83.

Les pilots avaient o met ,33 à o mèt ,36 d’équarrissage, et 15 mèt *,a4 * de lon-gueur \ savoir : 4 me %88 d’enfoncement dans le sol, 8 mètres à 8 7 mètres pourles grandes marées, 2 mèt ,44j ou i mit ,83 au-dessus des hautes eaux. A mesureque les eaux l’ont permis, on a fixé dans l'intérieur du batardeau , des traverseshorizontales de i8 mè %âg de longueur, abutant contre des pièces longitudi-nales qui soutenaient ainsi les files de pilots du batardeau, contre la pressionde l’eau intérieure. En dedans du batardeau, autour de l’espace réservé pour lapile du pont, on a battu une rangée de palplanches qui ont o mèt -, i 5 à o mèt, ,20de large , et qui sont jointives, sans onglets ni rainures. Elles ont pour objetd’empêcher qu’aucun filet d’eau ne passe entre les pieux de la pile , et ne dé-grade le terrain dans lequel ces pilots sont battus. Les piles et les culées ont leurspilots plantés de mètre en mètre , puis recouverts de longrines , de traversinset de madriers jointifs. En aval des batardeaux on a frappé 16 à 18 pieux iso-lés, servant de défense contre les bateaux qui navigueraient pendant la durée

* Les pilots des range'es inferieures avaient cette hauteur j ceux de la range'e extérieure nes’élevaient au plus’qu’à fleur des basses eaux , et n’avaient pas 9 ~ mètres de longueur.