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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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FORCE COMMERCIALE,orientale de l’Angleterre et de l’Écosse, jusqu’aux îles Orcades .Longeons ensuite la côte occidentale. Revenons , par le sud, àl’embouchure de la Tamise ; et renlontons ce fleuve, en cô-toyant sa rive méridionale, jusqu’à notre point de départ.

Londres est, en meme temps, la métropole de l’empire , lecentre du commerce intérieur et celui du commerce extérieurde l’Angleterre. C’est au concours des ces trois avantagesqu’elle doit d’être aujourd’hui la plus riche, la plus étendueet la plus peuplée, entre toutes les cités de l’ancien monde.

Cette capitale peut être considérée comme la réunion dequatre villes contiguës, entièrement différentes par l’espèce etl’occupation des habitants. Dans la ville occidentale sont érigésles palais du Prince, du parlement et des cours de justice ,et les hôtels des ministères; c’est là qu’était le monastère deVouest) Westminster; là résident les hauts employés dugouvernement, la noblesse et les grands propriétaires ; là seretirent chaque jour les plus riches négociants, pour étalerleur luxe et jouir de leur opulence, lorsqu’ils ont fini leursaffaires dans la ville du nord ou la Cité proprement dite.La Cité, quartier mercantile de la métropole , s’étend depuisles confins de Westminster jusqu’aux environs du Pont-de-Londres . A partir de ce pont, commence le port maritime,dont la longueur est très-grande ; il forme la ville orientale.Ces trois villes se développent sur la rive septentrionale de laTamise . Suf l’autre rive est la ville du sud , qui d’après saposition même , est appelée $outh-Wark. L’industrie ma-nufacturière y fleurit de préférence, parce qu’elle s’y trouveaffranchie des entraves que les corporations établissent dansla Cité.

Si l’on supprimait de Londres la ville maritime, elle ne se-rait guère supérieure à Paris , ni en étendue, ni en population ;et si l’on parvient à rendre Paris, comme Londres , une ville