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Pour suffire aux besoins de ce service, sur les longs côtesdu Dock et près des bords du quai, sont construits des han-gars très-simples et peu élevés , à l’abri desquels on dé-charge les navires. En arrière de ces hangars et dans unedirection parallèle, on voit une suite de beaux magasins àquatre étages, avec des caves oii les barriques sont amenéespar des rampes qui partent du quai. Ces magasins ont de larégularité, de la solidité, mais point de luxe dans leur archi-tecture. Néanmoins, rien n’est plus imposant que leur ensemble,dont on concevra la grandeur, en songeant que ces édifices oc-cupent une superficie totale de cent mille mètres quarrés.
Des chemins de fer sont établis en avant des magasins, etle long des hangars} d’autres chemins de fer, croisant les pre-miers à angle droit, conduisent des bords du quai dans fin-té rieur des magasins. Des raccordements obliques facilitent lacommunication des premiers chemins avec les seconds.
Comme les rebords saillants des ornières en fer sont encoreun peu moins élevés que le raz du pavé, les voitures ordinairespeuvent passer par-dessus , sans les endommager, et sans êtreelles-mêmes arrêtées par ces ornières.
A l’est du Dock, on a bâti des^magasins pour recevoir lestabacs. Ce riche produit, avant qu’on l’entreposât en des lieuxsûrs, entourés de hautes murailles, était l’objet d’une fraudeimmense opérée sur la Tamise . Le plus grand et le plus beaude ces magasins, qui couvre seul un espace de 2 ± hectares,est l’ouvrage de M. Alexandre. Çet architecte distingué y afait une combinaison fort-judicieuse du fer et du bois *.
* Des piliers en fer coulé* également espacés, sur des rangées parallèles équidi-stantes, présentent une suite de colonnades surmontées d’arceaux en fer d’une formetrès-singulière. Ces arceaux parteqt, par paires, de deux colonnes contiguës; il? sontdausdes plans également inçlinés, l’un vers la droite, l’autre vers la gauche du planmené par l’axe des deux colonnes ; ils ont la forme d’hyberboles dont le sommet seraitle point supérieur de l’arc. Le sommet supporte la poutre qui se trouve à son aplomb,