Buch 
3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
Entstehung
Seite
42
JPEG-Download
 

4 2 FORCE COMMERCIALE,

face de nous, sur un pie'destal de granit, est la statue d’un mar-chand de Londres , qui contribua beaucoup à Y établissementdes Docks, ainsi qu’à la prospérité de leur administration*.

Nous sommes à l’extrémité d’une large rue ^ longue de huitcents mètres , formée, à droite, par une file de hangars quibordent le quai septentrional du Dock des importations, àgauche, par une rangée de magasins ayant tous meme hauteur,et six étages y compris le rez-de-chaussée. Ces magasins secomposent d’avant et d’arrière-corps qui présentent beaucoupde saillies et de rentrées assez peu motivées. Du reste la dis-position générale est simple et convenable**.

La façade extérieure de chaque avant-corps offre une fileverticale de portes-fenêtres , pour décharger, de chaque étage ,les tonnes de sucre quon fait sortir des magasins. Une grueen fer est employée à descendre ces tonnes ***.

* C’est ce que rappelle l’inscription suivante, incrustée en lettres métalliques surune des faces du piédestal (la statue est en fer ceulé) :

Pour perpétuer en ce lieu la mémoire de Robert Milligan , marchand de Londres , augénie , à la persévérance , aux soins conservateurs de qui ta conception , T exécution et lesrèglements de ces Docks sont principalemen t dus , les directeurs et les propriétaires , privéspar sa mort , le 2 i mai 1819, de ses services inestimables , ont voté r d’un avis unanime ,l'érection de cette statue.

** Les fenêtres du côté extérieur, afin de prévenir le vol, ont des grillages dont lesbarreaux portent, au milieu de leurs croisements , des pointes dirigées vers le centrede chaque quarré du grillage. Un treillis en fil d’archal, couvre ce système. Les pointesde fer dont nous parlons économisent beaucoup de métal, et présentent une aussibonne défense que si les barreaux étaient doublés en nombre.

*** PL VIII, fig. (a) : G, grue en fer forgé, avec deux cercles intérieurs , une potenceet un grand quart de cercle; A, B, soutiens saillants, en fer; XMO, corde delàgrue ; XY, XZ, cliaînesrepliées en double. Une tonne est amenée-sur un petit chariotà quatre roues, placé d’abord sur une balance, et pesée ; puis retirée du plateau dela balance ; les ouvriers passent les deux chaînes Y, Z, autour des bouts de la tonne.Alors trois hommes virent à la manivelle de la grue, soulèvent cette tonne , qui sort dela porte-fenêtre, et pend à l’aplomb de la grue qu’on fait tourner en la tirant avecune corde, pour la mettre d’équerre avec la façade des magasins. Ensuite les ouvriersabandonnent la manivelle de la grue, tandis que l’unM’eux tient la corde du frein. CeN frein est si puissant qu’il arrête instantanément, par l’effort d’un seul homme , une