CÔTES ET PORTS. 4^
coton au second e'tage. A droite et à gauche de ce magasin, surune largeur égalé à la sienne, sont établis deux hangars enbois, portés par des colonnes et des arceaux en fer, avec untoit coupé pour donner du jour par le haut. Les colonnes sontcreuses, elles offrent un canal à l’eau qui descend de ces toits.Les fermes sont en bois, avec des sabots en fer coulé : i°. pouremboîter les assemblages essentiels des pièces ; 2°. pour em-pêcher le contact de ces pièces , au point où elles pourraientse fatiguer par les pressions, s’échauffer et se pourir par la fer-mentation végétale et par l’humidité atmosphérique, etc. Enfin,des boulons écroués, en fer forgé, servent à retenir les partiesde la charpente qui tendraient à s’éloigner les unes des autres.Cette combinaison du fer et du bois , convient parfaitement
arceaux , ne se joignent pas bout à bout ; un petit intervalle sépare les parties qui doi-vent être en contact; des assemblages parfaitement exécutés, empêchent qu’aucundérangement latéral puisse résulter de ce jeu longitudinal qu’il faut permettre auxpoutres de prendre. De légers arcs-boutants s’élèvent autour du chapiteau de chaquecolonne , et diminuent la portée des poutres. (Voyez PI. XI, fîg. 2.)
Chacune des fermes qui soutiennent la toiture, est composée de deux demi-fermeségales et coulées chacune d’un seul jet : elles se raccordent par deux supports plats ,assemblés en escarfs , et liés avec des boulons écroués , dans toute l’étendue de la ver-ticale à l’aplomb du sommet de la ferme. Deux moindres supports divisent égalementles demi-fermes de droite et de gauche. Enfin les jambes de force, allant du pied dechaque support à la tête du support voisin , suivent une pente opposée au côté du toitoù correspond cette jambe de force. Un faîtage et des lattes en fer coulé , plus larges ,plus épaisses au milieu qu’aux deux bouts , sont dirigées horizontalement d’une fermeà l’autre , et servent à porter de grandes plaques d’ardoise qui recouvrent le toit.
La toiture est fortifiée par des tirants de fer forgé qui vont, dans chaque ferme,d’un côté du toit à l’autre ; ces tirants, terminés à vis par un bout, sont tendus par unécrou. Au contraire, les parties qui arc-boutent, ou qui ne résistent que par leurmasse, et en vertu de leur incompressibilité, sont en fer coulé. Certaines parties ontune forme circulaire et sont creuses , comme les colonnes. Quelques pièces qui nesupportent les pressions que dans un sens, sont planes, larges dans ce sens et mincesdans l’autre. Enfin les pièces qui doivent résister à des effets variés dans leurs direc-tions , ont la forme d’une croix grecque, ce qui rend leur résistance un maximum dansdeux directions perpendiculaires entr elles, tout en présentant le moindre volumepossible. Ces principes sont généraux dans les constructions anglaises.