5o FORCE COMMERCIALE.
Indépendamment de ce système employé pour lever les fardeaux , urtengrenage à roues d’angles, mu par le moyen d’une manivelle , fait tournerles grues sur leur pivot, qui repose dans une erapaudine, tandis que leurbase circulaire est entourée d’un grand collier denté. Un énorme cylindre enfer, lequel sert d’enveloppe à la partie inférieure de la grue, est enterré dansla maçonnerie du quai.
A l’est de tous les etablissements que nous venons de dé-crire , M. Rennie a bâti, dans ces derniers temps, un nouveauhangar où sont mis à couvert les arbres cFa cajou qu’on ap-porte des Indes occidentales. Ce magasin , remarquable par sastructure , l’est surtout par le beau mechanisme qu’on y a.place pour transporter, empiler et désempiler les bois énormesqu’on y dépose. Un tel système a l’avantage de produire , avecpeu de bras, des effets considérables; il fournit le moyend’empiler et de manœuvrer le plus grand nombre possible depièces, dans un espace donné. Le bénéfice obtenu sur l’éco-nomie de la main-d’œuvre, dans les six premiers mois y asuffi pour payer la construction du mechanisme.
Le hangar sous lequel on a réalisé ces perfectionnements se compose de deuxtravées contiguës , dont la gouttière commune est supportée par seize colonnesen fer coulé , qui ont 6 mî %3 de hauteur. Les poutres sont courbées comme lesbaux d’un navire, pour résister aux efforts considérables qui résultent de lasuspension momentanée des pièces d’acajou *. (PI. IX , lîg. a et Z».)
Les seize colonnes sont accouplées, à l’exception de deux qui corres-pondent à des passages libres. La série des colonnes est ainsi disposée :2,2 , i, 2,2,2, i , 2,2. Vis-à-vis de chaque couple de colonnes est une pilede bois , sous chaque travée. Il y a donc sept piles , parallèles entre elles , etperpendiculaires à la direction de la colonnade.
A l’aplomb du milieu de chaque rang de piles, le plancher est coupé demanière à présenter un coursier d’un mètre de large. De chaque côté , les boutsdes traverses supportent une solide longrine : sur les deux longrines qui bor-
* Avant d’employer des routes et des chariots en fer, on manœuvrait les pièces à force depalans qu’on frappait à la tête d’un mêtereaü dont le pied était fiche' dans le terrain, et dont latête e'fait tenue par des étais qu’on allongeait d’un côte' et raccourcissait de l’autre, pourmettre cette tète à l’aplomb de la pièce d’acajou qu’on voulait empiler ou de'sempiler. Untel moyen était lent et demandait un grand nombre de bras.