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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS. *2$

qu^à 9 mètres Je hauteur. Le voisinage de Dundéè fournit un grès excellentpour le reste de la maçonnerie : excepté pour la corniche et pour le parapetde la chambre du fanal, dont les pierres taillées sur'place , furent tirées duvoisinage d’Edinburgh . Un chantier établi dans Arbroalh , servit au dépôt desmatériaux, à la préparation du travail, et au logement des brigades d’ouvriersqui se relayaient sur Bell-Rock ; car on devait travailler de jour comme denuit. Ces préparatifs achevés , en août 1807 , on commença d’opérer sur lerocher. O11 voulut d’abord ménager un refuge aux ouvriers, dans le cas oùquelque accident empêcherait l’arrivée des bateaux de service.

Pour fonder l’édifice, on ne pouvait se mettre à l’ouvrage que par les basseseaux des grandes marées, et durant 2 7 à 3 heures au plus. Il fallait être àportée de profiter de ce peu de temps , soit de nuit, soit de jour. Vers la find’octobre , on eut achevé la plate-forme de la maison de refuge. Cette maison,finie seulement en 1808* , fut construite auprès de l’emplacement du phare ;on la fit communiquer avec l’édifice naissant, par un pont en charpente qui•servit aussi d’échafaud , pour monter les blocs destinés aux premières assises.

En 1808, un navire de service, mouillé près du rocher, facilita rembar-quement et le débarquement des ouvriers. Ces moyens réunis permirent decommencer plus tôt le travail de la deuxième campagne, et de le finir pluslard que celui de la première. Les fondements ayant été taillés dans le roc ,de 10 juillet 1808, la première pierre fut posée. Ensuite on fixa sur le rocher,des ornières en fer, pour former des routes faciles , depuis les embarcadèresjusqu’à l’emplacement du phare. On compléta les quatre premières assises,qui présentaient i mèt, ,7 de hauteur totale ; elles n’éprouvèrent aucun déran-gement , malgré la rudesse de l’hyver.

En 1809, les chaînes de mouillage et les bouées nécessaires aux bâtiments quiapportaient les matériaux, sont placées ; un appareil pour débarquer les pierres,ainsi qu’un autre pour les monter sur l’édifice , sont établis : enfin la maçon-nerie est élevée jusqu’à 9 œè *‘, 1 5 ; ce qui termine la partie tout-à-fait massive.

En 1810 , les pierres étant déjà taillées, appareillées et numérotées dans lechantier préparé sur le rivage d’Arbroath , on n’avait plus qu’à les transporter,à les débarquer et à les poser; opérations que les marins et les ouvriers avaient

* La PI- XIV qui représente le phare, donne, avec détails, la structure du système de char-pente employé' pour ériger la maison de refuge. L’étage inférieur servait d’atelier de forge , etprésentait une aire pour préparer le mortier nécessaire s la bâtisse. La cuisine occupait l’étageimmédiatement supérieur; l’étage suivant se composait du logement de l’ingénieur et des con-ducteurs du travail : au-dessus étaient les barraques des ouvriers , dans lesquelles les hamacsétaient rangés sur cinq de hauteur. Par un tempsunodéré, la partie habitée de la maison de refugese trouvait hors des atteintes de la mer. Mais les vagues inondaient fréquemment l’étage inférieur; souvent les c'mps de mer renversaient,les tonneaux remplis de chaux, et même les en-clumes des forgerons.