i4^ FORCE COMMERCIALE.
CHAPITRE PREMIER.
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Considérations générales sur la Ilaute-Écosse.
Lorsqu’en 174A? le Prétendant à la couronne d'Angleterreessaya de recouvrer le trône occupé par ses ancêtres, c’est dansla Hante-Écosse qu’il vint d’abord chercher des partisans etdes défenseurs. Les chefs ou capitaines des Clans * n’eurent qu’àlever l’étendard de la révolte, et sonner la cornemuse mili-taire **, pour entraîner leurs vassaux, toujours prêts à voleraux armes quand il s’agissait d’une invasion. Avec ces hommesendurcis aux fatigues et méprisant le danger, le Prétendantrenversa tout sur son passage, et parvint comme en triomphejusqu’au cœur de l’Angleterre. Cependant, après des prodigesde valeur, sa petite armée fut défaite •, il s’enfuit, et laissa cesrebelles en proie à la vengeance du gouvernement établi.
Le gouvernement mit ses soins à détruire l’organisation po-litique et militaire qui conservait aux montagnards écossais lessouvenirs de la race celtique, et son antique inimitié pour larace anglo-saxonne et normande. On voulut civiliser les tribusde la Haute-Écosse. Un grand nombre de chefs avaient péri
* Les clans sont des tribus distinctes , qui marchaient à la guerre sous des chefs indé-pendants. Les hommes d’une même tribu portaient des vêtements à carreaux de couleurstra nchantes, particulières, i nvariables, et qui par-là servaient à distinguer les divers clans.
** La cornemuse est encore , pour les régiments écossais , ce qu’est le fifre pournos régiments du midi. Pçndant le combat, la cornemuse joue des airs chéris desmontagnards, et cette musique barbare rallume, dans le cœur des soldats, tout l'en-thousiasme des héros de l’antique Calédonie.