CÔTES ET PORTS.
très-montueux et découpé par beaucoup de baies étroites etprofondes : l’inspection d’une bonne carte les fera mieux con-naître que de longues descriptions.
CHAPITRE V.
Le bassin du Clycle comprend quatre comtés, soumis auxmemes tribunaux supérieurs.
Comtés.
Habitants .
Myriam êtres.
Popiil. par myriamèt
Dumbarton. . .Renfrew. . . .
..114,400 5,8 S ig ,455
. . 249,300 24,48 io,i 85
.. 129,800 29,07 8,229
. . 521,400 66,14 8,12g
. . 27,900 6,71 4, i 58
Le comté de Dumbarton est terminé : au nord et à l’ouestpar le comté d’Argyll, à l’est par celui de Stirling, et au sud
par le cours du
Clyde qui le
sépare du comté de Renfrew.
Les eaux surabondantes du lac Lomond se déchargent dans
le Clyde par la courte rivière Leven. Au confluent de la ri-vière et du fleuve , s’élève Dumbarton, qui compte
bitants, fort-adonnés maintenant aux manufactures A l’angle
aigu de ce confluent, une antique forteresse est érigée sur un
rocher escarpé.
* Lorsque Glasgow , trop éloignée de la mer, voulut créer vers l’embouchure duClyde , un port de dépôt pour son commerce, elle proposa de choisir Dumbarton.Pourra-t-on croire que les habitants de cette dernière ville, repoussèrent une proposi-tion qui leur offrait le moyen d’acquérir une immense prospérité ! Cependant rienn’est plus vrai. Messieurs les francs-bourgeois du lieu calculèrent dans leur sagesse :que la marine marchande fait renchérir les provisions ; qu’il y a toujours quelquechose de sale dans un port de commerce; et quenfin il s’y déploie une activité tout-à-fait préjudiciable au re’pos. absolu des bons habitants. En conséquence , ils résolurentde repousser ce bienfait. C’était pourtant au milieu du 18 e . siècle qu’on leur faisaitune telle offre. Voilà l’un des cas très-rares , où des Écossais ont mal jugé, sur unpoint important, leurs intérêts municipaux.