CÔTES ET PORTS. 17 7
beaucoup de legs faits à sa ville natale , consacre un capital dei 25 ? ooo fr. , pour donner un prix annuel, à quiconque in-ventera ou perfectionnera la machine la plus utile aux arts.
En 1795, Anderson , professeur à l'Université de Glasgow ,fonde, en faveur de l'industrie, Y Institution Ândersonienne *,la dote et lui lègue sa bibliothèque , sa collection d'instru-ments , etc. Dans cet établissement, on enseigne aux jeunesartistes, les mathématiques, la géographie, la physique, lachimie, la médecine et la pharmacie : la chimie appliquée auxarts y est professée par le docteur Ure. Je dois à l’obligeanceextrême, de ce savant, d'avoir bien connu l’industrie et lesinstitutions de la ville la plus digne d'être étudiée.
C’est à Glasgow , c’est dans l’institution Andersonienne quele docteur Birbeck a commencé les cours de sciences physiqueset mathématiques, destinés à l’instruction spéciale des simplesouvriers. Il a fallu vingt années avant que l'exemple heureuxqu’il a donné fût suivi dans les autres grandes villes de l’Écosse et de .l’Angleterre. Le célèbre Birbeck a bien voulu déclarerque la publicité donnée par nous aux bienfaits de l’enseigne-ment **, dans l’Institution Andersonienne, avait contribué à
* L’administration de l’établissement est organisée sur un plan qui mérite d’êtreconnu : elle est soumise à la surveillance d’un conseil général formé de neuf classes ,ayant neuf membres chacune. Ces classes sont celles : i°. des corps de métiers de laville ; 2 0 . des agriculteurs ; 3 °. des artistes ; 4 °. des manufacturiers ; 5 °. des médecinset des chirurgiens ; 6°. des gens de loi; y 0 , des théologiens; 8°. des savants; g°. desparents du fondateur. Chaque classe élit annuellement un administrateur, pour lareprésenter et pour gérer en son nom ; les neuf administrateurs élisent de t mêmeannuellement leur président, leur secrétaire et leur trésorier.
Les professeurs sont choisis à la majorité des suffrages, par les quatre-vingt-uncommissaires. Chaque année, les comptes des neuf administrateurs doivent être rendusau conseil général de ces commissaires, qui sont nommés pour la vie.
Observons bien que le gouvernement n’entre pour rien dans cette administration ,ni directement , ni indirectement.
** Voyez Mémoires sur la marine et les ponts et chaussées de France et d'Angleterre.Paris , 1818.
IL 23 ’