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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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iq4 FORCE COMMERCIALE.

Du promontoire oii l’on a construit le port de Troon , l’en-trée du golfe de Ciyde présente un magnifique aspect. Sur lepremier plan , les îles d’Arran et de Bute, et la presqu’île deCantyre, dans un second plan, destinent la rive occidentale, dela manière la plus pittoresque et la plus imposante. La côteopposée montre un plat pays qui s’étend d’Ardrossan , d’Irvineet de Kilmarnock, jusqu’à Glasgow . C’est dans ce plat paysqu’est tracé le canal d’Ardrossan.

Entre le port de Troon , et Kilmarnock , ville et paroisse de12,769 âmes, on a construit une double route en fer *, pourl’allée des chariots chargés de charbons , et le retour des chariotsvides ** \ car le principal et presque le seul commerce du beauport de Troon, est encore celui du charbon destiné pour l’Ir-lande . Comme ce port ne se trouve pas à l’embouchure d’unerivière, il n'a pas de barrage à redouter: inconvénient qui sefait au contraire sentir de la manière la plus fâcheuse , en avantdu port d’Ayr .

Ayr , capitale d’un comté, ville d’environ 7,000 âmes , s’é-lève sur les bords du fleuve dont elle porte le nom , à peu dedistance de l’embouchure du Doon , autre rivière dont le bar-rage est si considérable qu’aucun navire n’essaie de le franchir.

Cette ville n’a point de monuments remarquables. Cromwell y bâtit une citadelle, lorsqu’il soumit l’Ecosse à la républiqueanglaise. A la même époque, il se hâta de transformer en dépôt

* Les travaux du port de Troon. , ainsi cpie la route en fer qui va jusqu’à Kilmar-noek, sont exécutés presque entièrement aux frais du duc de Portland ; il a dépenséplus de 5o,ooo liv. st. pour cette seule route, longue de 16 kilomètres. C’est justifierla puissance et la fortune que d’en faire un aussi bel emploi. (Voyez l’Introduction, 1 . 1.)

** Un cheval tire aisément cinq tonneaux en allant de Kilmarnock à Troon , etremonte avec les chariots vides, en cheminant sur une pente d’un 5j6 e . La diligencequi fait ce voyage , sur la route-ornièi’e, a ses quatre roues en feiq elle est allongéecomme une voiture nomade ; elle pourrait, je le crois , être aussi grande , pleine devoyageurs, et néanmoins traînée avec facilité, par un seul cheval.