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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET P O ITT S. 207

Sheffield, des Birmingham , élèvent leurs mille fabriques , surles cours d’eau dirigés par la nature ou par l’industrie, vers ceport dont vous désirez l’opulence et la splendeur. Bientôt lesbesoins de l’aisance et du luxe , enfantés par la richesse, ap-pelleront les importations abondantes. En même temps , vosproduits nombreux, créés pour tous les goûts * appropriés àtoutes les fortunes, et conduits à peu de frais dans l’entrepôtmaritime, offriront à l’étranger, des objets d’échange aussivariés qu’avantageux. Il apprendra la route d’un tel marché*,lui-même, enfin, mettra son industrie à seconder vos efforts,pour multiplier ses bénéfices par les vôtres ) car telle est laréciprocité des bienfaits du commerce. »

Quels travaux ont préparé, fécondé les germes de la pro-spérité surprenante de Liverpool? — Déjà nous avons expliquéle beau système de navigation intérieure, dont ce port est ledébouché, pour la côte occidentale de l’Angleterre ; il nousreste à décrire les ouvrages mêmes du port et de la cité *.

Dès le règne d’Élisabeth, on construisit, en avant de la villeet sur les bords de la Mersey, un môle à l’abri duquel les vais-seaux pussent hyverner en sûreté.

En 1716, on commença le premier Dock que l’Angleterre aiteu pour tenir à flot ses navires. C’est en effet à Liverpool quele besoin devait s’en faire sentir le plus vivement. Bristol etLondres , érigées dans l’intérieur des terres et sur les bords defleuves vaseux, pouvaient tenir à flot leurs bâtiments, exposésau libre cours des marées , et même les laisser échouer à bassemer, sans craindre pour la conservation ni pour la sûretéde ces bâtiments. Mais,, Liverpool étant située presqu’à l’em-bouchure d r une baie large, découverte, exposée à des vents

* J’ai visité deux fois les travaux maritimes de Liverpool, en 1816 et en 1817.M. Forster, l’habile ingénieur qui les dii'ige, me les a fait connaître avec beaucoupd’obligeance.