CÔTES ET PORTS. 2 i 3
feaux , le revêtement du quai, dans les bassins flottants , présente une retraited’environ deux.déeimètrès. Contre la partie supérieure et rentrante du mur,on a fixé des défenses en bois , dirigées verticalement -, elles ont trois à quatredécimètres d’équarrissage, et sont assez rapprochées pour empêcher les na-vires de frotter contre le mur, d’en souffrir des dommages et de le dégrader.
En 1817 , la maçonnerie de la nouvelle entrée du Dock de la Reine-, ducôté du sud , était déjà terminée ; elle a la forme d’une voûte elliptiquerenversée. Par cette forme , elle est plus propre à soutenir la poussée desterres 5 elle résiste plus efficacement aux filtrations ; enfin , comme elle portecontre une partie du bas des vantaux, elle diminue l’effort total de la pres-sion de l’eau . effort auquel ces vantaux doivent résister par la solidité deleurs assemblages.
Toutes les routes en fer, établies dans le fond de la partie déjà déblayéedu Dock de la Princesse, lorsque je l’ai visité, venaient aboutir au piedd’une rampe assez rapide et d’environ dix mètres de hauteur verticale. Voiciquelle est la manœuvre qui s’exécutait sur ces routes : Un cheval traînant unchariot l’amène au pied de la rampe, sur un cercle en fer, que supportentdes roulettes. Le conducteur arrête et détèle son 'cheval •, il fait, avec sesmains, tourner d’un quart de cercle le chariot, et l’accroche au bout de lachaîne qui doit l’élever jusqu’au haut de la rampe. Aussitôt après il altèleson cheval au chariot vide , qu’il vient de dégager de la chaîne , pour faireplace au chariot chargé 5 puis il part, et va prendre un autre chargement, aupied de l’excavation.
Passons maintenant à la partie supérieure des rampes sur l’une desquellesle chariot chargé et enchaîné, eskmonté par l’action d’une machine à vapeur 5tandis que le même mouvement a fait descendre un chariot vide , sur l’autrerampe. On s’est ménagé de la sorte un contre-poids qui ne laisse à vaincreque la résistance du frottement, et le poids des matériaux déblayés.
Un méchanisme fort-simple * communique le mouvement de la machine àvapeur avec deux chaînes, l’une qui monte, l’autre qui descend les cha-
+ Deux chaînes distinctes, dont l’une tire le chariot charge', tandis que l’autre retient le cha-riot vide, sont conduites par des poulies de retour; elles viennent s’enrouler, en sens opposes,sur un énorme cylindre.
Ce cylindre est horizontal; il porte une roue d’angle à 45 degre's, engrenée par une autrepareillement à 45 degrës et dont l’axe est vertical. On met à volonté cette dernière en mouve-ment , par le moj^en d’une mâchoire à quatre dents quarrées , laquelle monte et descend parl’action d’un levier. Dès que les dents de la mâchoire s’engagent entre les rayons de la rouéd’angle horizontale, il faut que cette roue prenne le même mouvement que la mâchoire ; or,celle-ci tourne toujours avec l’axe qui la porte et qui fait aller la machine à vapeur.
Il faut, au besoin, donner au cylindre un mouvement rétrograde. Cela s’opère aisément aü