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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS. 2ï5

il est dételé-, un chariot vide est descendu, sa place en haut est vacante.Ainsi le conducteur supérieur peut, sans perdre un moment, amener sonchariot vide , à cette place , et emmener le chariot chargé qui l’attend.

Voilà par quelles combinaisons simples , mais précises en calculant avecexactitude le temps nécessaire pour chaque détail d’une grande opération,les ingénieurs anglais parviennent à faire très-vite , très-bien, et qui plus està bas prix , les travaux les plus compliqués.

Lorsque j’ai passé pour la seconde fois à Liverpool, on terminait le revête-ment de l’entrée du Dock , du côté de l’ouest. Cette entrée , qui est en arc ren-versé , était bâtie suivant la forme de deux gabarits en bois, lesquels , par legenre de leur structuré, ressemblaient assez aux gabarits anglais des couplesdu milieu d’un vaisseau. Si l’on maintient ces deux gabarits en deux piansverticaux bien perpendiculaires à l’axe de l’entrée qu’ils représentent, et si l’ontend des cordes horizontales, du contour extérieur de l’un au contour extérieurde l’autre , ces cordes représenteront la surface extérieure du revêtement enmaçonnerie. On fait cheminer les gabarits, à mesure que la maçonnerieavance ; car on ne pose pas à la fois chaque assise dans toute sa longueur.Les gabarits sont maintenus par des étais , dans leur situation verticale -, ilssont composés de planchettes ayant en largeur de douze à quinze centi-mètres , et consolidés par des traverses ayant vingt-cinq centimètres de large.A l’aplomb du revêtement en construction, se trouve établie, sur un écha-faud , une file de chèvres dont les pieds sont contigus ; elles servent à des-cendre les pierres jusqu’à l’assise que les ouvriers sont occupés à poser.

Au lieu d’entourer les pierres avec des chaînes , comme on le fait pourcelles qu’on débarque avec la grue mise en action par la machine à vapeur,on se sert d’un joli système de coins qui entrent dans un trou fait sur le blocà enlever : de même que les trois pièces d’un embouchoir de botte entrentdans la botte. Les trois coins une fois ajustés , leur tête présente trois trousen ligne droite. Une main de fer emboite l’ensemble des trois coins dont lapercée se trouve prolongée à travers les deux bouts de cette main. Les cintjptrous sont enfilés par une cheville à clavette. La main de fer est saisie avec lecroc de la chaîne de traction mue par la chèvre. Ce système, aussi simplequ’économique, est d’origine française.

J’ai remarqué surtout, auprès du nouveau Dock du nord, une grue miseen mouvement par l’action de la même machine à vapeur qui sert pourmonter, sur une route inclinée, les chariots chargés de charbon. Je vaisdécrire cette grue avec tout le soin possible. {Voyez la PL VIII.)

La partie saillante de la grue est composée de deux pièces plates ayantchacune la forme d’un triangle en partie rectiligne, en partie curviligne.