216 FORCE COMMERCIALE.
Pour rendre ces pièces très-légères, on les a coulées avec quatre videsaussi larges que possible. Elles sont réunies en liant par un essieu qui porteune grande roue de métal. La chaîne de traction passe sur cette roue, puisdescend sur le dos de la grue, où, de distance en distance , elle est supportéepar des roùleaux dirigés horizontalement. Les essieux de ces rouleaux ontpour supports les deux pièces saillantes que nous avons définies. La chaînes’enroule ensuite sur un cylindre horizontal portant une grande roue dentée ,mise en mouvement par un engrenage tantôt simple , tantôt double •, suivantqu’on a besoin d’exercer une force plus ou moins grande. Disons , maintenant,par quel méchanisme l’action de la vapeur se transmet à la chaîne qui tirele fardeau.
Cette action est communiquée par un axe horizontal, caché dans un petitcanal souterrain, et s’avançant jusque sous le talon de la grue : là, cet axeporte une roue d’angle. Comme l’axe est tourné circulairement dans la partiequi traverse la roue, et n’est fixé avec elle par aucune vis de pression, nipar aucune cheville , il peut tourner sans lui imprimer de mouvement.
Mais un manchon armé de deux grosses dents diamétralement opposées ,présente à son centre un oeil quarré qui s’emboite avec précision sur la partiequarrée de l’axe, et peut glisser le long de cette partie jusqu’à ce que lesdeux dents s’engagent entre les rayons de la roue d’angle. Dès qu’elles y sontengagées, elles font prendre à la roue, le mouvement de rotation de l’axe.Ce mouvement se communique à une roue d’angle horizontale, sur laquelleest placée une roue pareillement horizontale, mais à dents parallèles •,celle-ci fait mouvoir une seconde roue à dents parallèles. Tout ce systèmeest immédiatement au-dessous de la plate-forme mobile sur laquelle est fixéle pied de la grue.
La dernière roue horizontale à dents parallèles, dont nous venons de parler,porte un axe vertical qui traverse la plate-forme ; par un engrenage à rouesd’angle, elle met en jeu l’axe horizontal que devrait faire mouvoir la ma-nivelle, si la grue était manœuvrée à bras, et que fait réellement mouvoirune manivelle lorsqu’on manoeuvre ainsi.
Quand la chaîne dé traction doit redescendre , on repousse le premier pi-*gnon moteur de cette chaîne. Ce mouvement est donné par un long levier àfourche pour emboîter dans une coche que présente l’axe du pignon, enpoussant le levier vers la droite ou vers la gauche pour faire avancer le pignonvers l’une ou l’autre de ces deux directions. Le mouvement rétrograde de lachaîne est imprimé par des hommes placés à la manivelle.
Il y a deux hommes qui font au besoin tourner la grue et la plate-forme,par le moyen d’un système composé : i°. d’un pignon \ i a . d’une roue dentée 5