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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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220 , FORCE COMMERCIALE.

Les quais des bassins et des avant-bassins sont entourés de magasins ayantla plupart une hauteur prodigieuse. Il y en a qui sont à douze et même à treizeétages. En général, on voit au milieu dé la façade du magasin , une file ver-ticale de larges portes qui s’ouvrent de plain-pied sur chaque plancher. Au-dessus de la porte la plus élevée, un petit fronton couvre des mouffles très-forts ? avec lesquels on peut monter les fardeaux. Des hommes sont postésà l’étage où l’on veut déposer ces fardeaux , pour les introduire, les décro-cher et les rouler à leur place. Les ouvriers qui manoeuvrent les mouffles sontau plus haut étage.

11 y a des magasins qui ont alternativement une file de portes et deux filesde fenêtçes : tels sont ceux du duc de Bridgewater. D’autres même ont alter-nativement une file de portes * et une file de fenêtres.

Je vais maintenant parler des différentes machines qui m’ont semblémériter l’attention de l’observateur.

Près des bureaux de la Douane et de l’Excise, il y a de petits chariotsmontés sur quatre roulettes en fer 5 leur caisse , fermée par un couvercle à dosbrisé, comme les caissons d’artillerie, contient ün assortiment de poids. Lors-qu’on veut faire quelque pesée le long des quais , en face d’un navire, on traînele chariot, à main d’hommes ou avec un cheval ; on transporte également unechèvre et des plateaux de balance. Par ce moyen, on ne fait pas parcourir un

roulettes ; elle est retenue en haut contre le mur de clôture , par des bras de fer recourbe's ,dont chacun tient un rouet vertical contre lequel glisse la partie supe'rieure de la barrière,quand on veut l’ouvrir ou la fermer.

Sur le bord du quai, la barrière présente , à droite et à gauche , un retour d’équerre ; cequi lui donne la forme d’un T. Chaque extrémité des branches de ce T est supporte'e par uneroulette ; ces roulettes sont place'es sur trois routes de fer, dirige'es parallèlement au mur declôture. Lorsqu’on veut ouvrir les communications autour de l’entre'e de la Forme, on tire labarrière qui vient avec la plus grande facilité se placer derrière la tète du mur de clôture. Cemur présente , en outre , une petite porte fermant à clef 5 c’est la seule ouverture permanente.Ces dispositions, très-simples, peuvent souvent trouver leur application dans nos ports deguerre ou de commerce.

* Chaque porte se ferme avec trois panneaux en plein bois. Le panneau supérieur occupé lamoitié de l’ouverture ; pour l’ouvrir on le relève dans le magasin , contre le plafond. Les deuxautres panneaux occupent, à droite et à gauche, la moitié de la partie inférieure, c’est-à-dire ,le quart de l’ouverture totale ; ils s’ouvrent de droite et de gauche, comme deux battants defenêtre. Les murs des magasins ont une épaisseur égale à la longueur de trois briques ; des mursde refend , assez voisins l’un de l’autre , portent des poutres d’un fort équarrissage. Les étagesont de deux mètres et demi à deux mètres trois quarts de hauteur. Les toits de ces magasins ,comme la plupart de ceux des édifices modernes, en Angleterre, ont une très-petite pente.Liverpool étaut plus près du nord qu’aucun point de la France , cela prouve que nous pourrionssans craindre l’effet désastreux de la pluie ou de la neige durant l’hyver, abaisser nos toitsgothiques et dispendieux, et nous rapprocher à cet égard des belles proportions de l’architec-ture grecque.