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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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373 FORCE COMMERCIALE,

trous bientôt une baie très-irrégulière , étroite et fort-enfoncéedans les terres. Aucune cité , aucun port remarquable ne setrouvent sur ses rivages; mais à peu de distance au delà decette baie, la rivière Fale débouche auprès de la ville appeléeFalmouth , qui possède 77 navires, mesurant 8,7x2 tonneaux,et qui fait un commerce maritime considérable. En 1664 5 Fal-mouth n’avait que 200 habitants ; elle en a maintenant 4?3 q 2.Elle est le lieu de départ et d’arrivée des paquebots destinéspour l’Espagne, le Portugal et les Indes occidentales. Ces pa-quebots apportent en Angleterre, de grandes quantités d’or etd’argent, en retour du produit des exportations britanniques .

De forts navires peuvent accoster le quai de Falmouth ; leport est spacieux, bien abrité par les terres environnantes $ etprotégé par deux châteaux : à l’est, par celui de Saint-Maws,à l’ouest, par celui de Pendennis. Ce dernier est situé sur unrocher qui s’élève à plus de 100 mètres au-dessus de la mer,sur l’extrémité d’une langue de terre, à l’entrée de la Fale ;c’est une belle position militaire. Le château fut construit parHenry VIII; Élisabeth en augmenta les défenses, que Crom-well accrut encore, après l’avoir pris, avec beaucoup de peine,sur les troupes royales.

Penryhn est au fond de la crique étroite et longue , à l’en->trée de laquelle Falmouth est bâtie. Elle fait un commerceassez considérable , en desséchant et vendant des sardines ;elle a 2,C)33 habitants, et 11 navires, mesurant 83 o tonneaux.

Truro s’élève au confluent des deux ruisseaux dont les eauxse déchargent dans le havre de Falmouth' C’est à Truro et àPenzance que l’on poinçonne les barres et les lingots d’étainde Cornouailles. A Truro se trouve une fonderie pour réduireen moindres pièces les saumons d’étain qu’on apporte desmines ; on les réduit en lingots d’environ 3 o kilogrammes,ou en barres pesant de 22 à 4 $ hectogrammes. On envoie les