Buch 
Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
Entstehung
Seite
162
JPEG-Download
 

162

III8T01UE

cinquantaine d’hommes, officiers et soldats ; mais, à l'approche d'un village, il futsalué par la mousqueterie des Mamelucks d’ibrahim. Il s’arrêta sur-le-champ, etdécouvrit, à l’aide de sa lunette, uncamp de quinze cents chevaux. Heureusement,le jour disparut. Bonaparte donna ordre de rétrograder, et l’ennemi, qui crutn’avoir en face qu’un simple détachement, ne fit qu’une faible démonstration. Aquatre lieues en arrière, on rencontra Bessières avec le quartier-général, et dansla nuit, Kléber rallia. Le lendemain, lesFrançais aperçoivent les belles montagnes

■ XI

L\'a

de la Syrie, et les plaines de l’antique Gaza qui leur rappellent le sol de la patrie.Gaza , qui n’a plus de portes, et que les troupes de Djezzar abandonnent, envoieune députation au général en chef. L’armée y oublie toutes ses privations.Deux jours sont accordés à son repos. Trois jours après, nous sommes devantJaffa, autrefois Joppé , si fameuse dans l’histoire merveilleuse des enfantsd’Israël . Des forces imposantes la défendent; de hautes murailles flanquéesde tours la protègent. Djezzar l’a confiée à des troupes choisies. Une artil-lerie formidable y est servie par douze cents canonniers turcs. L’importancede cette place, qui présente un port à l’escadre et qui est la clef des étatsdu pacha, ne permet pas d’en retarder le siège. Au bout de trois joursl’investissement est formé, la tranchée ouverte; le bombardement commence.