DE NAPOLÉON.
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ses conseils une communication où il était dit : «... Ma vie, qui a été si sou-« vent en danger, était une charge pour mon successeur, qui, préoccupé,« aveuglé, et abjurant tous les principes de la religion qui lui étaient imposés« avec le soin et l’amour paternels, avait adopté un plan pour me détrôner.« J’ai voulu m’en imposer sur la vérité de ce fait. L’ayant surpris dans mon« appartement, j’ai mis sous ses yeux les chiffres d’intelligence et instances« qu’il recevait des malveillants. J’ai appelé à l’examen le gouverneur lui—« même du conseil; je l’ai associé aux autres ministres, pour qu’ils prissent« avec la plus grande diligence leurs informations. Tout s’est fait; il en est ré-« sulté la connaissance de différents coupables dont l’arrestation a été dé-« crétée : la prison de mon fils est son habitation... »
Un mois après cette étrange communication, le roi adressait le décret suivantau gouverneur par intérim du conseil de Castille : «La voix de la nature dés-« arme le bras de la vengeance, et lorsque l’inadvertance réclame la pitié, un« père tendre ne peut s’y refuser. Mon fils a déjà déclaré les auteurs du plan« horrible que lui avaient fait concevoir des malveillants. 11 a tout démontré« en forme de droit, et tout conté avec l’exactitude requise par la loi pour de« telles preuves. Son repentir et son étonnement lui ont dicté les remontrances« qu’il m’a adressées, et dont voici le texte:
« Sire et mon Père ,
« Je me suis rendu coupable en manquant à Votre Majesté. J’ai manqué à« mon père et à mon roi ; mais je m’en repens, et je promets à Votre Majesté la« plus humble obéissance. Je ne devais rien faire sans le consentement de Votre« Majesté ; mais j’ai été surpris : j'ai dénoncé les coupables, et je prie Votre Ma-« jesté de me pardonner, et de permettre de baiser vos pieds à votre fils rc-« connaissant.
« Saint-Laurent, 5 novembre 1807.
« Ferdinand. »
«Madame et Mère,
« Je me repens bien de la faute que j’ai commise contre le roi et la reine,« mes père et mère ; aussi, avec la plus grande soumission, je vous en demande« pardon, ainsi que de mon opiniâtreté à vous nier la vérité l’autre soir. C’est« pourquoi je supplie ma mère, du plus profond de mon cœur, de daigner in-« terposer sa médiation envers mon père, afin qu’il veuille bien permettre d’al-« 1er baiser les pieds de Sa Majesté à un fils reconnaissant.
« Saint-Laurent, le 5 novembre 1807.
« Ferdinand, »