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« sur le corps. » Napoléon voulait parler de la marche rétrograde prescrite aumaréchal Ney, de Luckau sur Bautzcn.
Notre armée cependant, dont la poursuite avait été retardée quatre jours par ladestruction des ponts de Dresde , continuait son mouvement, et se portait au-devant de l’armée ennemie ralliée tout autour de Bautzen,où le duc de Tarenten’avait pu pénétrer. Parti de llarla le 19 mai dans la matinée, Napoléon s’élaitarrêté au village de Bischoffwerda, brûlé parles alliés ; il fit distribuer des se-cours aux incendiés. 11 se rendit ensuite aux avant-postes, d’où il ne revint quefort tard à son quartier-général de lxleinfortsgen. 11 reconnut, des hauteurs quidominent laSprée, les deux positions des ennemis, dont la gauche s’appuyait surBautzen , petite ville qu’ils ont crénelée ; elle soutenait leur centre. Leur droites’est formée entre Pliskowitz et Ivreckwitz, sur des mamelons fortifiés, qui, en1758, servirent de refuge à Frédéric le Grand battu par le maréchal Daun . Uneforte arrière-garde occupe le couvent de Marienstern. Le front des coalisés,protégé parla Spréc, s’étend sur une lieue et demie de terrain. A trois milletoises en arrière, au village d’ilockirch, s’ouvre l’enceinte d'un vaste camp re-tranché, présentant, autour des trois villages, une masse de défense que lestravaux liés entre eux par des ravins et des marécages rendent formidable.
Dans la soirée du 19, l’Empereur apprend qu’on a refusé verbalement de re-cevoir le duc de Viccnce. Il ne reste donc plus qu’à combattre. Napoléon prendses dispositions définitives pour la journée du lendemain, et avec d’autant plusde confiance, que la canonnade qu’il a entendue sur la gauche, du côté deWeissig, lui annonce que ses ordres sont exécutés. Le 20 mai, à huit heures dumatin, il se place sur une hauteur, en arrière de Bautzen , et ordonne aux quatrecorps d’armée de franchir la Sprée par différentes directions. Le duc de Rcg-gio, qui commande la droite, marchera sur les hauteurs de Doberschau, oùs’appuie la gauche de l’ennemi; il passera la Sprée à Grabschutz; le duede Tarente,chargé de l’attaque de Bautzen , passera la rivière sur le pont de pierre ; le ducde Raguse jettera un pont de chevalets près de Seydau, et fera son mouvementau-dessous de la ville, malgré le feu des Prussiens. En seconde ligne s’avancentles réserves de la garde, le duc de Trévise à leur tête ; à notre gauche, le géné-ral Bertrand menace l’aile droite des alliés, que conduit le maréchal Blücher ; ilexécutera son passage à Niedergurick ou à Ninschutz, position qu’il a ordred’enlever. Le duc de Dalmatie dirige et accorde toutes ces opérations sous lesyeux de Napoléon , tandis que le prince de la Moskowa, avec les généraux Rey-nier et Lauriston, doit forcer le passage de la Sprée à Klix, occupée par Bardai,et se porter d’abord vers Wurschen, le grand quartier-général des alliés. A midi,les Français sont de l’autre côté de la Sprée . Le général russe Miloradowitch estchassé de Priswitz par le duc de Tarente ; Bautzen est enlevée, à l’escalade, parles marins du général Compans. Le duc de Reggio a culbuté Gortschakow, etgagné les montagnes ; la cavalerie ennemie est canonnée jusqu’au défilé de
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