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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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DE N A POLÉO.N.

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Niedguritz, dont Bertrand s’est emparé après avoir emporté la position de Nin-scliutz. Cependant le général KIcist, pressé par le duc de Itaguse, entretenait unfeu terrible le long de la Spréc, sur les hauteurs de Nieder-Ivayna, où il avaitpour lui tout l'avantage du terrain. La nécessité de conserver ce point centraldécide le maréchal Blücher à envoyer au général Kleist un renfort de troismille hommes d’infanterie, et à garnir les délilés de Niedguritz d’une infante-rie et d’une artillerie nombreuses, afin d’empècher les Français de déboucher.Le général Kleist sc maintient jusqu’à la nuit entre le corps du prince de laMoskowa et le gros de l'armée française ; mais, pris en liane à sa gauche par ladivision Bonnet, le général prussien opéra sa retraite, et abandonna la posi-tion de Niedcr-Kayna. A sept heures du soir, l’ennemi était rejeté sur saseconde ligne, et l’armée française, maîtresse des hauteurs qu’avait occupéesl’armée combinée, venait de rendre inutile une partie des travaux élevés parles ennemis. Blücher seul s’était maintenu à Kreckwitz. Au même moment, lemaréchal Ney arrivait devant Klix avec le 3 e et le 5° corps. Ce point du pas-sage de la Sprée est le seul, avec celui de Kreckwitz, qui reste à reconquérirpour la journée du lendemain.

Non moins prévoyant qu’à Lulzen, Napoléon fit bivouaquer en carrés lestroupes des ducs de lteggio, de Turcnlc, de Itaguse et de Dalmalic, la gardeimpériale et la cavalerie du général Latour-Maubourg, et leur accorda quel-que repos qu'il ne partagea pas : toute la nuit se passa à donner des ordres.La veille, Napoléon avait parcouru la position ; il la reconnut encore avec soin,et résolut définitivement de frapper le coup décisif sur la droite des ennemis:c’était l’opération destinée au prince de la Moskowa. Mais ce mouvement nepouvant être exécuté avant midi, Napoléon fit annoncer sur toute la ligne quel’attaque générale aurait lieu à une heure. En attendant, les ducs de lteggio etde Tarente reçurent l’ordre d’entretenir l’action contre le corps de Milorado-witch, formant l’aile gauche. Cette disposition de l’Empereur avait pour but demasquer sa véritable attaque. D’un autre côté, le prince de la Moskowa sedisposait à forcer le passage à Klix, pour manœuvrer derrière l’ennemi parGlein et Wurschen, en raison de l’ordre du matin, tandis que Napoléon se ré-servait de tenir en échec le centre et la gauche des alliés, où commandaientBlücher et Miloradowitch.

Alexandre prit le change sur le dessein de Napoléon. Il crut que les Fran-çais avaient le projet d’opérer à sa gauche pour lui fermer la retraite sur Lobau ;Napoléon , au contraire, voulait faire tourner sa droite par le maréchal Ney.rout favorise cette erreur. Dès cinq heures du malin, le duc de lteggio, ànotre extrême droite, attaque vivement les positions de Miloradowitch, enavant du camp d'ilochkirch. Aussitôt le général russe précipite toutes sestroupes sur le 12 e corps, avec une telle impétuosité, que le duc de Reggio est rejeté au-delà de Bidowitz, en arrière de son point de départ. Le duc

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