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de Tarcnte, craignant que la division Gérard, qui lie les 11 e et 12' corps,ne soit compromise par la retraite du 12' , lui envoie l’ordre de se retirer.Mais Gérard a vu le péril de notre droite ; il demande, au contraire, une bri-gade de plus au duc de Tarcnte , et tente avec tant d’audace et d’habileté uneattaque commencée sous ses yeux par le brave colonel Labédoyère , comman-dant le 112' régiment, que, deux heures après, la division Gérard avait reprisles positions du 12' corps. Pendant que ce succès important rétablissait l'offen-sive contre la gauche de l’armée alliée, et l'empêchait de se dégarnir pour allerau secours de sa droite, le prince de la Moskowa forçait les Russes de Bardai deToi ly au village de Klix, passait laSprée, chassait l'ennemi de Molschwitz, tandisque Lauriston le renversait des hauteurs de Goltameld, et,poursuivantBarclai àGlein, lui enlevait encore cette quatrième position. Ce fut sur le mamelon deGlein que le maréchal reçut, à dix heures, un billet au crayon, par lequel l’Em-pereur lui prescrivait de se porter, à onze heures, sur Preititz. Dans l’intervalle,il ordonna à Souham d’entrer à Preititz : il était trop tard. Bardai avait rétro-gradé en bon ordre sur Baruth et Rachcl. Kleisl était arrivé à son secours. Sou-ham se trouva entre deux feux ; sa division se débanda et perdit beaucoup demonde. Enfin Reynier parut vers une heure à Klix, avec le 7 e corps, et dansle même moment Lauriston, avec le 5 e , marchait de Gottameld sur Baruth. Alorsle maréchal força Preititz avec trois divisions; mais, tout à coup pris en flancpar l’artillerie que Blücher faisait descendre de Klein-Bautzcn, égaré par l’er-reur du combat, Nev, au lieu d’avancer à gauche, gravit sur lj^ droite les hau-teurs qui dominent Klein-Bautzen. Ainsi fut manquée cette grande manœuvre,qui devait couper la retraite aux alliés.
Cependant Napoléon , s’apercevant que le prince de la Moskowa faisait peu deprogrès, combina, pour y suppléer, de nouveaux efforts sur le centre de Blü-cher . Il était une heure. La garde et la réserve de l’armée, infanterie et cavale-rie, masquées par un rideau, pouvaient se porter sur la gauche et sur la droite,selon les vicissitudes de la journée. Le maréchal Soult, à la tête du i' corps, atta-qua vivement les Prussiens deZiethen, et leur enleva Doberschütz et Plisskowitz.Placé tout à coup entre le mouvement du prince de la Moskowa et celui du ducde Dalinatie, le comte de Wittgcnstein vit bien que, pour avoir raison du maré-chal N'ey, il n’avait d’autre ressource que d’arrêter le maréchal Soult. Mais, deson côté, Napoléon sentit que le moment de gagner la bataille était arrivé, et ilse mit à la tête de la garde. La cavalerie du général Latour-Maubourg et uneréserve d'artillerie marchaient sur le flanc de la droite de la position de l’en-nemi, devant le centre de l’armée russe ; enfin le mamelon de Kreckwitz, dontles alliés faisaient leur point d’appui, et où le maréchal Blücher croyait pouvoirbraver tous nos efforts, fut emporté par la division Morand et par la divisionwurtembergeoise, malgré la résistance des gardes prussiennes que Blücher rap-pela de Preititz. Le général Devaux établit sur ses hauteurs une batterie de la