DE l'éditeur. üj
naïve et caractéristique du Robinson anglais.Madame de Montmorency-Laval, qui s’est dé^gtiisée sous les initiales G. E. Y. M. L., nous ena donné plus récemment encore, en 1797, uneversion fort estimable et très-complète; maiscomme elle n’a eu en vue que la fidélité noces-saire dans une version interlinéaire, on est bienloin d’y trouver la facilité de style nécessairedans une lecture suivie; de sorte qu’en effet latraduction de St.-Hyacinihe est encore, à toutprendre, la plus exacte et la meilleure, sur-tout depuis les nombreuses corrections faitesà l’édition de Panckoucke .
Après avoir contesté à De Foe ses titres à lacomposition du Robinson, on chercha à luienlever le mérite de l’invention. Ses détails etses descriptions paraissaient si frappans devérité, qu’on avait peine à se persuader qu’ilsne fussent autre chose qu’une relation exacteet naïve de ce qui s’était passé, plutôt qu’unefiction méditée dans le cabinet. Les uns pré-tendirent qu’un certain Alexandre Selkïfk,écossais, jeté dans l’ile de Juan Fernandez( Amérique méridionale ) à la suite d’une.que-relle qu’il avait eue avec son capitaine, avait, lorsde son retour en Angleterre, en 1707, com-