i) e l’éditeur.
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plorable, car il ne put y trouver ni eau douce,ni bois, pas seulement "des herbes qui pussentlui servir de nourriture. C’est dans cette tristesituation qu’il passa la première nuit à réflé-chir sur son sort et à pleurer son malheur. Lelendemain, en faisant le tour de l’ile, il trouvaquelques écrevisses et quelques moules, qu’ilfut obligé de manger crues, n’ayant point defeu pour les faire cuire. S’étant enfin aperçu queplusieurs tortues'sortaient de temps en tempsde la mer et s’avançaient sur les rivages del’ile, il s’empara de quelques-unes, et après enavoir tué une avec le couteau qu’il avait con-servé dans sa ceinture, il en but le sang pourcalmer la soif qui le tourmentait : il coupa lesautres en morceaux , qu’il exposa au soleilpour les faire sécher. Les écailles de ces tor-tues lui furent encore d’une grande utilité, carcomme il pleut fort souvent dans cette île, etque ces écailles pouvaient contenir une assezgrande quantité d’eau de pluie, il se pourvutsuffisamment de boisson pour plusieurs jours.Il lui était cependant impossible de prendreles tortues d’une certaine grandeur, car celles-ci étaient plus fortes que lui; et lorsqu’enmontant sur elles avec ses pieds, il voulait les,