PREFACE
M
fatiguer pour les assommer après, elles cou-raieui bien vite vers la iher, Plus tard, il se mità songer aux moyens de se procurer du feupour cuire ses tortues, et d’attirer en mêmetemps, par la fumée, l’attention des vaisseauxqui pourraient passer dans le voisinage de sonîle. Il chercha long-temps en vain une pierrea feu. Il nageait souvent dans la mer; il y plon-geait même : mais ce ne fut qu’après beaucoupde peines et de fatigues qu’il parvint enfin àse procurer quelques-unes de ces pierres dontle choc produit l’étincelle du feu et de la lu-mière. Il arracha de suite un morceau de toilede sa chemise, qu’il effila aussitôt pour en fairede l’amadou -, son couteau lui servit de bri-quet; après quelques coups, il obtint heureu-sement du feu. Ensuite il chercha à ramassertoutes sortes de combustibles, comme de l’al-gue, du bois pourri, des arrêtes de poissons,des coquilles. Pour entretenir son feu, et decrainte que la pluie ne vint à l’éteindre, il avaiten même temps soin de le cacher sous desécailles de tortues , qui, dans cette circons-tance encore, lui furent d’une très-grande uti-lité. C’est dans ce triste état et avec de pareillesoccupations qu’il passa les deux premiers mois