Band 
Tome premier.
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VII
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de léditeur.

vi j

dans cette île, sans avoir eu le temps de son-ger à autre chose quà ses besoins les plus ur-gens; mais alors il commença à sapercevoirque ses habillemens, ayant été exposés depuissi long-temps au changement continuel de cha-leur et de pluie, ne pouvaient plus tenir surson corps et tombaient en lambeaux. Quonsimagine maintenant combien il dut souffrirde lardeur du soleil, dans une ile le climatbrûlant paraît en avoir banni tout le règne vé-gétal et ses ombres rafraîchissantes ! Comme illui aurait été impossible de supporter conti-nuellement cette chaleur fatigante, il se plon-geait souvent dans leau.

« Trois ans se passèrent ainsi, sans quil putjamais rencontrer un seul homme ; il vit bienpasser différens vaisseaux pendant ce temps-,mais il avait beau faire de la fumée ( signe dedétresse connu de tous les marins ), personnene sapprochait de son ile; ce qui affligeait tel-lement le pauvre Serrano, cfuil eut souventlidée de sôter la vie. Tous les jours il sasseyaittristement sur quelque pointe de rocher ;ses regards planaient au loin sur la mer agitée;chaque nuage qui paraissait sur ihorizon luiprésentait la perfide image dun navire.