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fet penser à la vue d’un homme, ou plutôtd’un monstre velu , dont tout le corps neparaissait être compose' que de longs poils ?« Fuyons, se disait-il, c’est le diable en per-sonne )) ; et ils prirent ainsi tous les deux leparti de se fuir l’un l’autre. Cependant l’in-connu fut le premier à se remettre de sa crainte,lorsqu’il entendit les cris de Serrano. « Jésusmon Seigneur, delivre-moi de la tentation dudiable! » Il s’approcha alors de lui, et dit enpleurant : « Je te prie, mon frère, ne fuie pasdevant moi; je suis Chrétien comme toi, n etil récita là-dessus son credo. Serrano se préci-pita de suite sur lui, et l’embrassant avec ten-dresse, il lui exprima son regret de ce qu’ilsse trouvaient ainsi tous les deux dans le mêmemalheur sans pouvoir espérer de secours. Aprèsqu’ils se furent mutuellement raconté, en peude mots, leur aventure, Serrano offrit à sonconvive, qui se trouvait déjà presque exténuéde faim et de soif, les provisions de tortues etd’eau de pluie qui lui restaient encore, et quecelui-ci accepta avec joie. Ils délibérèrent en-suite sur les moyens de se procurer la subsis-tance dont ils avaient besoin, et décidèrent àla fia de partager les heures de la journée en-