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lève, car les réfractions de la nuit sont toujoursplus grandes que celles du jour; M. Bouguer aobservé que c’étoit de £ ou y (Mém, Acad, 1749,page 109). Avant le lever du Soleil, le froid estplus grand ; 1 atmosphère plus condensée doit avoirperdu le plus de fa hauteur, au moins par (à partieinférieure : si 1 atmosphère se condensoit par-toutproportionnellement d’un septième de son volume,le changement de réfraction ne feroit que de ■— ,mais les variations se font principalement dans lapartie inférieure, & vont en effet à un septième,tandis que dans la partie supérieure de l’atmosphère,comme sur le sommet de Pitchincha, le baromètrevarie à peine .d’une ligne; ce qui ne suppose quede dilatation dans ía maíse de l’atmolphère.
173. Les Tables ordinaires de réfractions com-mencent à l’horizon; il y a cependant des cas oùl’Observateur étant fort élevé, voit les astres audessous de la ligne horizontale. La différence estextrêmement considérable ; nous voyons dans lesMémoires de 174-9, que M. Bouguer observantà Chimboraço, 2388 toises au dessus du niveaude la mer, la réfraction horizontale étoit de 19'q.5"; mais le Soleil étant parvenu à i degré dedépression apparente, la réfraction étoit déjà de30 minutes. Dans pareil cas, outre la réfractionastronomique, il y a une réfraction purement ter-restre ; car le rayon qui va de l’œii au Soleil des-cend vers la Terre & s’en éloigne ensuite de lamême quantité, ce qui luisait prendre une grandecourbure, indépendamment de la réfraction astro-nomique qui conviendroít à 1 degré de hauteurapparente ; la réfraction terrestre étoit dans ce cas-ci de 1 6' 7", & le trajet du rayon 40 lieues.
174. Si l'on regarde un objet éloigné au travers
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