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Exposition du calcul astronomique / Par M. de La Lande
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quon ne soit point obligé, pour en faire usage,de connoître lazimuth de ia Lune.

Soit a I angle que fait dans le sphéroïde ter-restre le rayon de la Terre avec la verticale deParis, &. qui est environ de i 8' de degré ; p, laparallaxe horizontale pour Paris; lazimuth deìa Lune, cest-à-dire, la distance de son verticalau point de midi, comptée sur lhorizon ; h,hauteur apparente. Ayant calculé la parallaxe dehauteur par lanalogie ordinaire, cest-à-dire, ayantmultiplié la parallaxe horizontale par le cosinus dela hauteur apparente, la correction quil faut faireà cette parallaxe pour lavoir dans le sphéroïdeaplati > est p fin. a fin. h cos. ^le signe devientst la Lune a passé le premier vertical, & quellesoit plus près du nord que du midi. Ayant ensuitetiré par le lieu apparent de la Lune un petit arcperpendiculaire au vertical, égal à p fin. a fin. £ ducôté d u pôle élevé, ce sera la parallaxe azimuthale,& lextrémité de cet arc marquera plus exactementle lieu appareru de la Lune.

Pour appliquer ces équations aux parallaxes cal-culées à lordinaire dans lhypothèse de la Terresphérique, nous nous servirons de la méthode deshauteurs; il faut connoître premièrement la longi-tude des deux astres & leur latitude pour le mo-ment donné. Si la longitude de la Lune est moindreque celle du Soleil ou de lÉtoile, c est une preuveque ia conjonction nest pas passée; si la longitudede la Lune est ia plus grande, la conjonction estdéjà passée.

On prendra la différence de longitude entre IaLune & le Soleil ou ìÉtoiic ; on prendra aussileur différence de latitude, & lon en conclurraleur distance en ligne droite, soit en ajoutant leursquarrés, soit en résolvant à la manière ordinaire