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celle qui auroit lieu dans íe vuide; à f égard de larésistance que Pair oppose au mouvement du pen-dule, elle ne produit aucun changement sensible.
La quatrième correction dépend de la pesanteurqui diminue Iorsqu’cn s’élève au dessus du niveaude la mer ; la quantité va à un cinquième deligne fur le sommet de Pichincha.
Voici les longueurs du pendule, fans réduc-tion , observées par les Académiciens qui ont tra-vaillé à la figure de la Terre :
, pouc. iïgn.
Sous l’Équateur, à 24.3 4.toises de hauteur. 3 6. 6,7o
Sous l’Équateur, à 14.66 toises.36. 6,83
Sous l’Équateur, au niveau de la Mer. . . 36. 7,07
A Portobelo, 9 0 34' de latitude.36. 7,16
Au Petit-Goave, 18" 27’.36. 7,33
Au Cap de Bonne-Espérance, 33° 55',
(Mém. 173 r. j .3 6. 8,07
A Paris, 48° 50' (Mém.de l'Ac, 1733.) 36. 8,57APello, 66° 48' (Ftg.de la Terre. J. ... 36. 9,17A Leyde, 32° 9', M. Lulofs.36. 8,71
De ces neuf observations les cinq premièressent de M. Bouguer, qui, les réduisant à la tem-pérature du printemps dans le vuide & au niveaude la nier, les donne 3 6 f oi,c - 6 I! s- 69, 3 6 P 6’8 8,3Ó 1> 7 l 2i, 3 6 1> 7 i 30, 3Ó p 7 i 47, & pour Paris,
3 6 P 8*67, ( Fig. de la Terre, & c, par M. Bou-guer , page 34 2 .)
On volt par Cette Table que la force centri-fuge ne peut produire que trois cinquièmes de ladiminution observée dans íe pendule à secondessous différentes latitudes ; les autres deux cin-quièmes proviennent d’une diminution réelle dansla pesanteur primitive : on trouve ausiì que la
diminution