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LA TURQUIE
Pacha avait pris à son service, et qui s’était signalé par sa bravoureet sa docilité au siège de Saint-Jean-d’Acre (1798) le noyau d’unemilice que son projet était d’opposer aux janissaires.
Les dispositions favorables que le peuple de Constantinople ,avait montrées pour ces soldats à leur retour d’Egypte , firent croireau sultan qu’il pourrait en former un corps particulier, lui assurerune solde régulière et perfectionner son organisation. Ce projethardi, fortement soutenu par le moufti Véli-Zadeh-Effendi, compa-gnon d’enfance de Selim, et par Hussein-Pacha, fut mis à exécu-tion en 1802 ; et un firman ordonna la formation d’un corps com-posé d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie sur le pied européen :il reçut le nom de Nizam-Djcdid , (nouvelle ordonnance).
Ces nouveaux soldats ayant justifié les espérances qu’ils avaientfait concevoir, Selim, pour en augmenter le nombre, rendit,au mois de mars 1805, un hatti-chérif qui ordonnait à Kadi-Pacha, gouverneur de la Karamanie, d’incorporer dans les régi-ments Nizam-Djedid les jeunes gens au-dessous de vingt-cinq anset de les conduire à Constantinople , pour se rendre de là dansla seconde capitale de l’empire. Mais Andrinople refusa de leurouvrir ses portes ; ses habitants, excités par les janissaires qui leurprêtaient main forte, repoussèrent Kadi-Pacha. En même temps,l’orage grondait à Constantinople . Le sultan le conjura en exilantses ministres et en faisant repasser en Asie les Nizam-Djedid. Maisle hatti-chérif ne fut pas révoqué, et cette circonstance entretintla fermentation dans les esprits.
Au mois de juillet 1804, le maréchal Brune avait notifié audivan l’avènement au trône de l’empereur Napoléon, demandantque ce titre fût reconnu et donné par la Porte, mais il n’obtintqu’une réponse évasive, Ce ne fut qu’après la brillante campagne de