Buch 
La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
Entstehung
Seite
183
JPEG-Download
 

PITTORESQUE.

183

Autrefois l’Europe tirait de la Turquie une grande quantité deriches tissus, mais aujourd’hui c’est l’Occident qui en importe demeilleurs et à meilleur marché. Les branches de l’industrie lesmoins négligées, quoique les Turcs, en Europe du moins, y res-tent complètement étrangers, sont la filature et le tissage de lasoie, du colon et de la laine; la fabrication des tapis, la teinture,les impressions d’indiennes; les ouvrages et ustensiles en cuivre,fer et acier ; les tanneries, la poterie dans les îles; la fabricationdu salpêtre et les savonneries. Parmi les produits de l’industrieasiatique, on estime encore les camelots d’Angora, les satins deDamas, les brocards d’Alep et les velours de Bagdad ; les toilespeintes de Trébizonde , le feutre noir de Kaldestag, le maroquinazur de Konieh , la faïence d’Isnik et les fourneaux de pipe deKutayeli ; mais le procédé de fabrication des armes blanches, jadissi célèbres, de Damas s’est entièrement perdu.

Le commerce, en Turquie , jouit d’une protection et d’une li-berté très-grandes. Presque tous les produits étrangers sont admisà l’importation et ne paient qu’un droit d’entrée de 3 p. 100 advalorem. Les produits indigènes, exportés de port à port turc, sontadmis en franchise.

Le commerce est presque entièrement aux mains des Grecs, desArméniens, des Arnautes et des Juifs. Sauf ceux des caravanes,qui ne font qu’une espèce de colportage sur une grande échelle,la masse des commerçants turcs ne trafique qu’au détail et enboutique.

Le commerce intérieur est entravé par le mauvais état, le peude sûreté ou plutôt l’absence presque complète de routes. EnAsie , l’hiver interrompt d’une manière absolue toutes les commu-nications. Par ces motifs les transports s’y font principalement a