PITTORESQUE.
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Le palais de Constantin tenait à l’Hippodrome et était vraisem-blablement situé à la place qu’occupe aujourd’hui la mosquée dusultan Aclimet.
Sur l’Atmeïdan même, en face de la mosquée d’Aclimet, se trouveYElbiceï-Alika ou musée des anciens costumes ottomans . Notreancien camarade, Georges Noguès, fds du rédacteur en chef duJournal de Constantinople , a donné de ce curieux musée une des-cription aussi brillante qu’exacte.
Il est situé dans une maison turque de belle apparence, précédéed’une cour, où une fontaine laisse retomber son mince fdet d’eaudans une vasque de marbre au milieu d’un frais gazon, et se com-pose de cent quarante figures, en bois sculpté et colorié, reprodui-sant principalement les costumes de l’ancienne maison du GrandSeigneur, ceux des janissaires et aussi divers habillements d’arti-sans; elles sont placées, derrière des vitrages, aux deux étages del’Elbiceï-Atika. On retrouve dans cette exhibition d’un mondeévanoui la vieille Turquie tout entière avec les gros turbans,les hauts bonnets coniques, les dolimans bordés de fourrures, lespelisses de brocard, les ceintures de cachemire, les armes bar-bares. L’archéologue y peut contempler à son aise dans leurssplendides costumes d’avant la réforme le kyzlar-agaci, le grandvizir, le clieik-ul-islam, le kapoudan-pacha, le seliktar-agaci ouchef des porte-glaives, le bach-tchokadar , qui portait les pelissesdu sultan dans ses promenades, le tchaouch-agaci , chef des huis-siers, l’aga du sérail, les muets ( dilciz ), les serikdji-bachi à quiétait commise la garde des turbans, les cuisiniers, les jardiniers,les balladjis, les soulak et les peyik (gardes particuliers du sul-tan), les nains et les fous dont l’emploi n’est pas tombé en désué-tude à la Sublime Porte , tous les officiers des yeni-lcheri avec
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