PITTORESQUE.
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Samos (Susam), vis-à-vis des ruines d’Ëphèse , fut, dans l’anti-quité, la plus puissante des îles Ioniennes. Elle est très-fertile,quoique montagneuse . Outre Cora, sa capitale, auprès de laquellesont les ruines de l’ancienne Samos et du temple de Junon, onvoit encore trois villes, Vahti, Carlovasi, Furni.
Cos, Stancho, Istankioï, l’une des Sporades, n’est plus aujour-d’hui cette ville fameuse, vantée par Diodore de Sicile , ce portsi beau, si grand, si sur qu’il nous a décrit. Creusé dans une baie,celui d’à présent ne peut servir d’abri qu’à de petits bâtiments, àdes caïques, et à des barques de pêcheurs. Mais si la fortune aravi à cette île son ancienne magnificence, en revanche, la naturelui a laissé la sienne. Son sol ondulé de petites collines, exceptévers la partie orientale, ressemble à un immense jardin, plantéd’orangers, de figuiers, de cyprès, de citronniers, de térébintheset verdoyant d’un grand nombre de plantes médicinales qui sem-blent attester l’antique présence du dieu de la Santé dans ceslieux. Le tout est entremêlé de vignes qui fournissent un vin déli-cieux et d’excellents pâturages, abondants en troupeaux.
Rhodes est situé à l’extrémité de l’Archipel , près de la côtedont elle n’est séparée que par un canal de quatre lieues. Unechaîne de montagnes la coupe dans sa plus grande étendue ; unemultitude de petits cours d’eau s’en précipitent, parmi lesquels leplus remarquable est la Fisca.
Rhodes formait dans l’antiquité une république puissante dontla flotte dominait les mers. Elle envoya des colonies en Sicile , enItalie, en Espagne . Les chefs-d’œuvre d’art qu'elle possédait l’a-vaient rendue célèbre dans toute la Grèce . On citait surtout soncolosse, œuvre de Charès, représentant Apollon . Les vaisseaux àpleines voiles passaient entre ses jambes écartées. Ses lois mari-